Flying the Vought F4U "Corsair" Fighter (1944)

ZenosWarbirds · 9 avril 2012 · 21:05 · anglais · Archives

Vidéo de la chaîne ZenosWarbirds sur Vought F4U Corsair, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 21:05. Langue : anglais. Type de vidéo : Archives.

Ce qu'on y voit

Film d'instruction pour les pilotes du Vought F4U Corsair qui parcourt, avec un avion réel, au sol et en vol, la prise en main complète de ce chasseur embarqué. Il commence par la mise en route : allumage coupé, l'hélice est tournée trois ou quatre fois, une cartouche est placée dans le démarreur, la pompe auxiliaire fait monter la pression du carburant à environ 17 livres, et le moteur est amorcé pendant 4 à 7 secondes selon qu'il est froid ou chaud. Vient ensuite le déploiement hydraulique des ailes repliables, avec le verrouillage des axes de l'articulation, et le roulage en zigzag pour compenser la faible visibilité vers l'avant.

En vol, on voit le décollage sur piste, avec 45 pouces de pression d'admission et 2 700 tr/min (jusqu'à 53,5 pouces si nécessaire), et le décollage type porte-avions avec demi-volets, de 20 à 30°. Vient ensuite la montée en puissance militaire, d'environ 3 000 pieds par minute et limitée à 5 minutes, et les changements de compresseur au fur et à mesure que l'altitude augmente ; les régimes de croisière ; les décrochages, brusques et avec chute de l'aile gauche (autour de 77 nœuds avec volets à 30° et moteur réduit) ; le piqué avec verrière fermée au-delà de 300 nœuds et sans dépasser 7 g, et des figures comme la boucle et l'Immelmann vers 210 nœuds ou le tonneau lent vers 180.

Quand et où cela a été tourné

Il s'agit d'images d'époque tournées sur un aérodrome terrestre avec piste. Le film distingue les premiers F4U, dotés d'un interrupteur de check-list sur le tableau de bord, des modèles ultérieurs, dont les check-lists étaient gravées sur des plaques. Il se termine par un appontage simulé au sol sur une plateforme, guidé par l'officier d'appontage jusqu'à l'ordre de coupure des gaz.

Contexte

Le film insiste sur le couple du gros moteur radial, qui oblige à régler les compensateurs avant le décollage (6° de gouverne de direction à droite, 6° d'aileron aile droite baissée et 1° de piqué à cabrer). Il détaille le carburant : un réservoir principal pressurisé et autocolmatant de 230 gallons, le seul doté d'une jauge, et deux réservoirs de 57 gallons dans les ailes extérieures, consommés en premier en commençant par celui de gauche ; en surcharge de combat, l'avion emporte 344 gallons internes et 160 dans un réservoir ventral largable, soit 504 au total. Son message final est que rien, dans le Corsair, n'échappe à une bonne technique de pilotage.