Showa L2D | japońska Dakota
Vidéo de la chaîne Balszoi sur Douglas DC-3, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 17:05. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Documentaire en polonais sur le Showa L2D, la version japonaise sous licence du Douglas DC-3 et de son dérivé militaire, le C-47. Il revient sur les raisons qui ont poussé le Japon à adopter l'avion américain, sa fabrication, ses variantes et son emploi pendant la Seconde Guerre mondiale.
Contexte historique
Au milieu des années 1930, l'armée japonaise prévoyait d'employer massivement des troupes aéroportées, mais manquait d'un transport adapté : en 1940, elle ne pouvait déployer que 750 parachutistes. Après avoir construit des DC-2 à partir de pièces importées, le Japon a acquis 22 DC-3 par l'intermédiaire de courtiers à Hong Kong et au Canada afin de contourner les sanctions occidentales. Le premier est arrivé le 6 décembre 1937. La licence de fabrication a été signée le 24 février 1938 et confiée à Showa, du groupe Mitsui, car Nakajima faisait l'objet de sanctions en tant que fabricant d'armement.
Faits marquants
Le premier DC-3 assemblé au Japon date de 1939, et le premier entièrement fabriqué là-bas, de juin 1941. La marine l'a désigné L2D1. Nakajima a dû se joindre à la production et a monté des moteurs Mitsubishi Kinsei. Le L2D2 a volé le 15 juillet 1941. Le L2D2-L a reçu une double porte de chargement et un treuil, et le L2D4, un armement défensif. Des pièces du L2D5, en bois et en acier, ont été retrouvées près de Tokyo, mais aucun exemplaire n'aurait été achevé. On cite généralement une production de 416 exemplaires chez Showa, plus 71 chez Nakajima et 27 importés. Les Alliés l'ont baptisé « Tabby ». L'as Nishizawa est mort en tant que passager d'un L2D abattu par des chasseurs F6F. Après la guerre, des exemplaires ont servi en Indochine française et un a servi Sukarno.
