Interviewing Legendary SR-71 Spy Plane Pilot Brian Shul | John Arc Show
Vidéo de la chaîne John Arc Show sur Lockheed SR-71 Blackbird, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 43:36. Langue : anglais. Type de vidéo : Actualité.
Ce qui est annoncé
Entretien du programme John Arc Show avec le commandant retraité de l'armée de l'air des États-Unis Brian Shul, pilote du SR-71 Blackbird. Sur une quarantaine de minutes, il revient sur sa vocation, l'abattage de son avion qui a presque failli lui coûter la vie au Vietnam, sa longue convalescence et ses années aux commandes de l'avion de reconnaissance. L'animateur le présente comme un vétéran de 212 missions de combat et l'auteur de plusieurs livres, dont Sled Driver, qui raconte son passage sur le SR-71.
Contexte
Shul raconte qu'il a décidé de devenir pilote vers l'âge de huit ans, après avoir vu un grand meeting aérien à Andrews. À la fin de la guerre du Vietnam, son T-28, qui n'avait pas de siège éjectable, s'est écrasé dans la jungle près de la frontière cambodgienne. Il a subi des brûlures si graves que les médecins d'Okinawa ne s'attendaient pas à ce qu'il survive. Il a passé deux mois en soins intensifs et près d'un an à Fort Sam Houston, et attribue sa guérison surtout à son attitude et à l'espoir. Il a volé à nouveau pendant une douzaine d'années sur T-38, A-10 (il faisait partie du premier escadron) et A-7 avant de se présenter volontaire pour le SR-71, pour lequel il a réussi sans dérogation un examen médical de niveau astronaute à Travis.
À propos de l'avion, il explique que la formation a duré un an et que le plus exigeant était de gérer manuellement le système d'entrées d'air. Les missions duraient de trois à six heures et demie. Après un ravitaillement en vol, l'avion montait à la postcombustion d'environ 26 000 à près de 80 000 pieds en une quinzaine de minutes, en croisière à la postcombustion. Selon son récit, les hublots atteignaient environ 865 °F et l'avion emportait environ 80 000 livres de carburant. Il mentionne des missiles tirés contre lui qui ne l'ont jamais atteint, trois missions en trois jours pendant la crise libyenne depuis l'Angleterre, et une panne d'entrée d'air au-dessus de la Corée du Nord dont il est revenu jusqu'à Okinawa.
Ce que cela implique
Dans la dernière partie, Shul donne son avis sur les chasseurs actuels et regrette le peu d'heures de vol que reçoivent aujourd'hui les pilotes. Il revient aussi sur sa carrière ultérieure de photographe aérien avec les Thunderbirds et les Blue Angels, sur son retrait du vol au milieu des années 1990 et sur un éventuel projet de film sur sa vie, qu'il voit comme un message de dépassement de soi plutôt que d'aviation.
