Bombardier · Militaire · États-Unis

Consolidated B-24 Liberator

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29 décembre 1939
Premier vol
1941
Mise en service
1968
Retiré du service
18 482
Exemplaires construits

Le Consolidated B-24 Liberator est le bombardier lourd le plus fabriqué de l'histoire et, en même temps, le grand quadrimoteur américain de la Seconde Guerre mondiale qui occupe le moins de place dans la mémoire populaire. Il est né d'une commande que son constructeur a refusée : en 1938, l'Air Corps de l'armée américaine a demandé à Consolidated Aircraft, de San Diego, de produire le Boeing B-17 sous licence. Les dirigeants de la société, avec à leur tête leur président Reuben Fleet, ont visité l'usine Boeing de Seattle et en sont revenus convaincus qu'ils pouvaient proposer quelque chose de plus moderne. En janvier 1939, l'Air Corps a formellement invité Consolidated, sous la spécification C-212, à présenter un bombardier d'un plus grand rayon d'action, plus rapide et avec un plafond supérieur à celui du B-17 ; le cahier des charges était rédigé de telle manière que le Modèle 32 de la maison l'emportait par définition. Le prototype XB-24 a volé le 29 décembre 1939, deux jours avant l'expiration du délai contractuel, et l'appareil est entré en service en 1941. Ce qui séparait le Liberator de son rival tenait avant tout à une aile : le profil à grand allongement conçu par David R. Davis, monté en position haute sur un fuselage aux flancs plats qui lui valut le surnom de « wagon volant » (flying boxcar). Face au B-17, le B-24 avait près de deux mètres d'envergure de plus mais une surface alaire nettement moindre, ce qui se traduisait par une charge alaire supérieure de 35 % : plus de vitesse de croisière, plus de rayon d'action et plus de bombes, au prix d'un avion lourd aux commandes, peu agréable à basse vitesse, difficile à maintenir en formation serrée et avec un plafond de service d'environ 8 500 mètres, sensiblement inférieur à celui de la Forteresse volante. L'aile Davis accumulait aussi facilement le givre et encaissait moins bien les impacts. À ces traits s'ajoutaient la double dérive héritée de l'hydravion Consolidated Modèle 31, deux soutes jumelles capables chacune de 3 600 kg d'armement, des portes à persiennes qui se rétractaient à l'intérieur du fuselage sans ajouter de traînée, et un train d'atterrissage tricycle, le premier sur un bombardier lourd américain. L'autre moitié de l'histoire du B-24 est industrielle. Il fut fabriqué dans cinq usines — Consolidated à San Diego et Fort Worth, Ford à Willow Run, North American au Texas et Douglas à Tulsa — selon un schéma de licences et de kits démontés qui fit du bombardier l'emblème de « l'arsenal de la démocratie ». Willow Run, conçue par l'architecte Albert Kahn avec l'ingénieur en chef de Ford Charles Sorensen, atteignit 330 000 m² de surface industrielle et une chaîne d'un mile avec un virage à 90 degrés ; à son apogée, en 1944, elle livrait un Liberator par heure et ferma le 28 juin 1945 avec 8 685 appareils achevés, en plus de milliers de kits envoyés par la route à Fort Worth et à Tulsa. Le total construit n'est pas un chiffre arrêté : les sources sérieuses avancent 18 188, 18 482, 18 493 ou « plus de 18 500 » selon ce qui est compté, et cette fiche laisse la donnée en blanc plutôt que d'en choisir une au hasard. Au combat, le Liberator servit sur tous les théâtres et dans toutes les branches des forces armées américaines. Au-dessus de l'Europe, il forma, avec le B-17, l'ossature de l'offensive de bombardement diurne : quinze des vingt et un groupes de bombardement de la Quinzième Force aérienne volaient sur B-24, et pendant une bonne partie de 1944, le type représenta près de la moitié de la force lourde du théâtre européen. Son jour le plus coûteux fut le 1er août 1943, quand 177 Liberators attaquèrent au ras du sol les raffineries de Ploiești lors de l'opération Tidal Wave, et 53 ne revinrent pas. Dans l'Atlantique, en revanche, il changea le cours d'une campagne : les Liberator à très long rayon d'action du Coastal Command de la RAF, dotés du radar ASV Mk II et du projecteur Leigh, furent les seuls avions capables de couvrir le trou médio-atlantique où les sous-marins allemands opéraient sans surveillance aérienne, et leur arrivée massive contribua au retournement de mai 1943. On leur attribue, entière ou partagée, la destruction de 93 U-Boote. Dans le Pacifique, son rayon d'action l'imposa comme bombardier lourd standard et il supplanta le B-17 à partir du milieu de 1943. De la cellule sont aussi issus le transport C-87 Liberator Express, le pétrolier volant C-109, les versions navales PB4Y-1 et le PB4Y-2 Privateer à dérive unique, qui servit encore pendant la guerre de Corée. Hors des États-Unis, il fut employé par la RAF avec environ 2 100 exemplaires, l'Aviation royale canadienne avec 1 200 et l'aviation australienne avec 287 ; l'armée de l'air indienne, qui reconstitua une flotte d'appareils abandonnés dans le sous-continent, le maintint en service jusqu'en 1968. La fin fut aussi brutale que la production avait été démesurée : dépassé par le B-29, le Liberator fut retiré presque immédiatement et la majorité des survivants finit fondue en lingots dans des cimetières d'avions comme celui de Kingman, en Arizona. Aujourd'hui, treize exemplaires sont conservés dans le monde, dix exposés, un en restauration et deux en état de vol.

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Consolidated B-24 Liberator dans l’actualité

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Plan trois vues

Plan trois vues de Plan trois vues
Plan trois vuesConsolidated B-24D Liberator, plan trois vues (USAAF)
Plan trois vues de Plan trois vues
Plan trois vuesConsolidated B-24 Liberator, plan trois vuesKaboldy (CC BY SA), vía commons
Plan trois vues de Plan trois vues · PB4Y-2 Privateer
Plan trois vues · PB4Y-2 PrivateerConsolidated PB4Y-2 Privateer, vue en trois plans
Plan trois vues de Plan trois vues · PB4Y-2 Privateer
Plan trois vues · PB4Y-2 PrivateerConsolidated PB4Y-2 Privateer BuAer 3, vue de côté
Plan trois vues de Plan trois vues · PB4Y-2 Privateer
Plan trois vues · PB4Y-2 PrivateerConsolidated PB4Y-2 Privateer, plan trois vues
Plan trois vues de Plan trois vues · PB4Y-1
Plan trois vues · PB4Y-1Consolidated PB4Y-1 Liberator, plan trois vues
Plan trois vues de Vue écorchée · B-24D
Vue écorchée · B-24DConsolidated B-24D/E Liberator, vue éclatée intérieure

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Histoire

Une commande refusée et la naissance du Modèle 32

L'histoire du Liberator commence par un refus courtois. En 1938, l'Air Corps de l'armée, pressé par le réarmement européen, voulut multiplier la production de bombardiers lourds et demanda à Consolidated Aircraft de monter des B-17 sous licence à San Diego. Une délégation de l'entreprise, menée par son président Reuben Fleet, parcourut l'usine Boeing de Seattle et en revint avec une conclusion différente de celle attendue : le B-17 était une conception du milieu des années trente et Consolidated croyait pouvoir proposer mieux sans repartir de zéro. La proposition, baptisée en interne Modèle 32, combinait trois éléments que la maison avait déjà sur la table : le profil alaire de David R. Davis, la double dérive de l'hydravion Modèle 31 et un fuselage nouveau conçu autour de deux soutes jumelles, chacune de la taille et de la capacité de la soute du B-17.

En janvier 1939, l'Air Corps formalisa son intérêt par la spécification C-212, qui demandait un bombardier d'un plus grand rayon d'action, plus rapide et avec un plafond supérieur à celui de la Forteresse. Le texte était rédigé de manière que le Modèle 32 le remplissait presque par définition. Le programme s'inscrivait dans le cadre du « Project A », l'exigence de bombardier intercontinental conçue au milieu des années trente ; le B-24 n'atteignit pas ces objectifs, mais fut un pas dans cette direction, et de la même souche sortirent le Boeing B-29 et les Consolidated B-32 et B-36.

Consolidated B-24 Liberator
B-24H touché par la DCA au-dessus de Heydebreck, novembre 1944

Le contrat du prototype XB-24 fut signé en mars 1939 avec une condition exigeante : un exemplaire en vol avant la fin de l'année. Consolidated tint le délai avec deux jours de marge, le 29 décembre 1939. Les essais révélèrent aussitôt que l'avion n'atteignait pas la vitesse contractuelle — 273 mph contre les 311 exigées —, si bien que les Pratt & Whitney R-1830-33 à compresseur mécanique cédèrent la place à des versions turbocompressées, le plan de queue fut élargi et les tubes de Pitot furent déplacés sur les flancs du fuselage. Rebaptisé XB-24B, cet appareil fixa la norme de tout ce qui suivit. Les commandes précédèrent le vol : trente-six pour l'Air Corps, cent vingt pour la France et cent soixante-quatre pour la RAF. Quand la France tomba en 1940, ses avions furent détournés vers la Grande-Bretagne, et ce sont les Britanniques qui donnèrent au Modèle 32 le nom sous lequel il est passé à l'histoire : Liberator.

L'aile Davis et l'anatomie d'un bombardier différent

L'aile de David Davis, à grand allongement et montée en position haute sur le fuselage, est la clé technique du B-24 et l'explication de presque toutes ses qualités et de presque tous ses défauts. Comparée à celle du B-17, elle avait 1,8 mètre d'envergure de plus mais une surface nettement moindre : le résultat était une charge alaire supérieure de 35 %. Le profil, relativement épais, permettait de loger plus de carburant et générait plus de portance à haute vitesse, d'où le régime de croisière élevé et le grand rayon d'action qui définirent la carrière de l'avion. Le prix se payait en vol : les pilotes se plaignaient qu'à pleine charge et en altitude, l'aile perdait en réactivité, et qu'elle accumulait le givre avec une facilité redoutée sur les routes du nord. Une phrase qui circulait parmi les équipages le résumait avec un humour noir : l'aile Davis ne tenait pas assez de glace pour rafraîchir un verre. L'aile encaissait aussi mal les impacts, et cette fragilité relative pesa sur la réputation de l'appareil.

Sous l'aile étaient suspendus quatre Pratt & Whitney R-1830 Twin Wasp à quatorze cylindres en double étoile, avec des nacelles héritées du PBY Catalina et aplaties en section ovale pour loger les radiateurs d'huile de part et d'autre ; elles entraînaient des hélices tripales à pas variable. La queue à deux dérives ovales sur un stabilisateur rectangulaire provenait du Modèle 31. Dès 1942, on savait qu'une dérive unique améliorait le pilotage : Ford l'essaya sur le B-24ST et la formule fut testée sur l'expérimental XB-24K avec de bons résultats, mais à l'exception de huit présérie B-24N, tous les Liberator furent fabriqués avec une double dérive. Le modèle à dérive unique qui devait entrer en série fut annulé avec plus de 5 000 commandes au carnet quand la guerre prit fin ; la solution parvint bien en production sur le dérivé naval PB4Y-2.

Le fuselage, haut et aux flancs plats, logeait deux soutes centrales de 3 600 kg de capacité chacune, séparées par une passerelle ventrale d'à peine 23 centimètres qui faisait aussi office de quille structurelle. Les portes constituaient un dispositif peu commun : quatre panneaux métalliques à persiennes qui s'enroulaient vers l'intérieur du fuselage comme le rideau d'un secrétaire, sans dépasser dans le flux d'air ni exiger de hauteur libre au sol. L'équipage comptait dix ou onze hommes : pilotes dans un poste très vitré, navigateur et bombardier dans le nez — verrière vitrée sur les modèles antérieurs au B-24H, tourelle à deux mitrailleuses de 12,7 mm à partir de celui-ci —, opérateur radio et mécanicien derrière les pilotes, et jusqu'à quatre mitrailleurs à la ceinture, dans la tourelle ventrale escamotable et à la queue. Le train tricycle, le premier sur un bombardier lourd américain, facilitait le décollage et le chargement mais obligeait à manœuvrer au sol aux freins et aux moteurs, ce qui rendait le roulage pénible.

Willow Run et l'usine qui livrait un bombardier par heure

Aucun avion n'incarne mieux la mobilisation industrielle américaine. En décembre 1940, le gouvernement demanda à Ford de construire 1 200 B-24 ; Charles Sorensen, ingénieur en chef de la maison, répondit par un schéma alors inédit de fabrication d'avions à la chaîne, comme des automobiles. Le 18 avril 1941, cinq semaines après un contrat initial pour des sous-ensembles, débutèrent les travaux de ce qui allait devenir la plus grande usine de montage du monde, sur un terrain rural appartenant à Henry Ford entre Ypsilanti et Belleville, dans le Michigan. L'architecte en fut Albert Kahn. Six mois et 47 millions de dollars plus tard, Willow Run était prête à former son personnel, avec 330 000 m² de surface industrielle et une chaîne d'un mile comportant un virage caractéristique à quatre-vingt-dix degrés. Le premier avion complet sortit le 1er octobre 1942 et fut baptisé « The Spirit of Ypsilanti ».

Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator du 460e Bombardment Group en formation

L'usine entraîna avec elle toute une ville. En 1942, le gouvernement fédéral construisit la deuxième autoroute du pays pour acheminer ouvriers et matériaux ; en 1943, il dépensa vingt millions de dollars de plus pour bâtir toute une communauté près de l'usine, avec des dortoirs, de petites maisons pour trois mille personnes et un millier de caravanes ajoutées à la hâte. Fin 1943, plus de 42 000 personnes y travaillaient et Willow Village en hébergeait plus de 15 000, avec trente résidences, des écoles, des commerces et ses propres services de police et de pompiers. Au pic de 1944, la chaîne livrait un Liberator par heure et environ 650 par mois, un rythme qui finit par dépasser la capacité de l'armée à les absorber. Quand la production cessa, le 28 juin 1945, 8 685 avions complets en étaient sortis ; jusqu'en décembre 1944, Ford avait en outre fabriqué 7 242 kits démontés qui voyageaient par train ou par camion jusqu'aux chaînes finales de Fort Worth et de Tulsa.

Willow Run n'était pas seule. Consolidated tripla son usine de San Diego et en éleva une autre à Fort Worth ; un bâtiment public construit à Tulsa avec des fonds fédéraux fut loué à Douglas, qui y assembla 962 appareils des modèles D, E, H et J ; North American produisit le B-24G à Grand Prairie, au Texas, à partir de 1943. Chaque usine avait son suffixe d'identification — CO pour San Diego, CF pour Fort Worth, FO pour Willow Run, NT pour North American et DT pour Douglas — et cette dispersion eut un coût : les variantes de chaque usine différaient par des détails, et les dépôts de réparation devaient stocker des pièces différentes pour des modèles apparemment identiques. Le problème s'atténua à l'été 1944, quand la production se concentra à San Diego et à Willow Run. Le décompte final est précisément le point où les sources cessent de coïncider : il existe des décomptes par usine totalisant 18 493, des chiffres globaux de 18 482 et de 18 188, et l'approximation ronde de « plus de 18 500 » que répètent les ouvrages de vulgarisation. La divergence n'est pas un oubli mais la conséquence de ce qui est comptabilisé — prototypes, kits démontés, cellules navales, avions britanniques —, et c'est pourquoi cette fiche laisse sans valeur la donnée du nombre d'unités construites.

Au-dessus de l'Europe : la Huitième, la Quinzième et l'offensive combinée

Les premières livraisons aux Forces aériennes de l'armée arrivèrent à la mi-1941, et en trois ans, il y eut des escadrons de B-24 sur tous les fronts. En Europe, le Liberator entra au combat avec la Huitième Force aérienne à l'automne 1942 : le 44e Groupe de bombardement, l'un des deux premiers équipés du type, vola la première de ses 344 missions le 7 novembre 1942. Les débuts furent brutaux. Entre cette date et le 8 mars 1943, le 44e perdit treize de ses vingt-sept B-24 d'origine. La première perte au-dessus du territoire allemand se produisit le 26 février 1943, lors d'une mission sur Brême où mourut Robert B. Post, du New York Times, seul journaliste affecté à un groupe de Liberators dans le cadre du programme qui amena six reporters à voler avec les bombardiers ; son avion fut abattu par des chasseurs du JG 1 et seuls deux des onze hommes à bord survécurent. Allemands et Britanniques avaient déjà abandonné le bombardement de jour, jugé intenable ; les Américains persistèrent et en payèrent le prix.

Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator exposé au 8th Air Force Museum

À partir de 1943, le poids du B-24 en Europe augmenta rapidement. Le groupement provisoire formé avec les restes du détachement Halverson donna naissance au 376e Groupe de bombardement, qui, avec le 98e, forma le noyau du IXe Commandement de bombardement, d'abord depuis l'Afrique puis, devenu Quinzième Force aérienne, depuis l'Italie. Quinze des vingt et un groupes de bombardement de la Quinzième volaient sur Liberator. Pendant une bonne partie de 1944, le B-24 fut le bombardier prédominant des forces aériennes stratégiques américaines en Europe : près de la moitié de la force lourde du théâtre avant août, et la majorité de celle déployée en Italie. Des milliers de Liberators déversèrent des centaines de milliers de tonnes d'explosifs et de bombes incendiaires sur des objectifs militaires, industriels et civils allemands.

Le type servit aussi de banc d'essai pour la guerre électronique et les armes guidées. Des escadrons spécialisés — de recherche, d'attaque à basse altitude et de contre-mesures — volèrent sur des B-24 modifiés ; le 36e Escadron de bombardement fut la seule unité de guerre électronique de la Huitième, chargée de brouiller les communications allemandes en VHF pendant les grandes incursions de jour et de voler de nuit avec le 100 Group du Bomber Command britannique. Le Liberator fut en outre la plateforme de l'Azon, la munition guidée par radio à correction latérale que la Huitième employa en Europe entre juin et septembre 1944 et que le 493e Escadron utilisa début 1945 contre les ponts ferroviaires du chemin de fer de Birmanie. Mention à part pour les « Carpetbaggers » : des B-24D peints en noir brillant qui, à partir d'août 1943, larguèrent des agents et du matériel à la résistance européenne lors de vols nocturnes à basse altitude, récupérèrent plus de 5 000 hommes abattus et, à l'été 1944, transportèrent 822 791 gallons d'essence vers les aérodromes qui ravitaillaient l'armée de Patton lorsque celle-ci dépassa sa propre chaîne logistique. C'est aussi de cette ingéniosité maison que sortirent les « assembly ships », des Liberators vétérans désarmés et peints de damiers, de rayures et de pois qui servaient de repère visuel pour former les groupes et rentraient à la base une fois la formation constituée.

Ploiești, le 1er août 1943

Les raffineries de Ploiești, à trente-cinq miles au nord de Bucarest, fournissaient environ 30 % du pétrole de l'Axe, et étaient dans le collimateur américain depuis 1942 : en juin de cette année-là, treize B-24 du projet Halverson les attaquèrent depuis l'Égypte, causant peu de dégâts mais beaucoup d'alarme. L'Allemagne et la Roumanie répondirent en construisant autour du complexe l'un des réseaux antiaériens les mieux intégrés d'Europe, œuvre du commandant de la Luftwaffe dans la zone, Alfred Gerstenberg : des dizaines de batteries lourdes de 88 mm et beaucoup plus légères, camouflées en meules de foin, wagons et faux bâtiments, quinze stations radar Würzburg pour la conduite de tir, des générateurs de fumée, vingt-trois ballons de barrage et cinquante-sept chasseurs allemands et roumains à portée.

C'est contre cela que fut lancée l'opération Tidal Wave le 1er août 1943. Elle fut conçue par le colonel Jacob Smart et rompait avec toute la doctrine américaine : au lieu d'un bombardement de précision à haute altitude, les Liberators attaqueraient entre 200 et 800 pieds, frôlant presque les cheminées, pour obtenir la surprise et concentrer les dégâts. Ils partirent de Benghazi, en Libye, pour une traversée de 1 200 miles par Corfou et le Pinde, en silence radio. Cinq groupes de bombardement de la Huitième et de la Neuvième Force aérienne — le 44e, le 93e et le 389e, temporairement cédés depuis l'Angleterre, plus le 98e et le 376e — réunirent 177 appareils pour ce coup de force. La surprise n'eut pas lieu : les Allemands avaient déchiffré le code et attendaient. Une erreur de navigation désorganisa l'approche, alerta définitivement les défenseurs et allongea la course de bombardement depuis le point initial.

Consolidated B-24 Liberator
Assemblage d'un B-24 Liberator, Consolidated Aircraft Corp.

Le résultat fut un succès tactique partiel à un coût disproportionné. Le 44e détruisit les deux objectifs qui lui avaient été assignés, mais perdit onze de ses trente-sept bombardiers avec leurs équipages. Au total, 53 avions et environ 500 membres d'équipage ne revinrent pas, et l'attaque ne parvint pas à réduire la production globale de dérivés pétroliers. Un mitrailleur de la mission, Ben Kuroki, se souvenait de flammes s'élevant à plus de quinze mètres au-dessus de l'avion quand un réservoir explosa sous sa formation. L'un des Liberators abattus s'écrasa sur une prison pour femmes à Ploiești, et cette seule chute causa près de la moitié des 101 victimes civiles mortelles ; il y eut en outre 238 blessés. Ce fut proportionnellement le raid aérien allié le plus coûteux de toute la guerre, et sa date resta gravée comme le « Dimanche noir ». Cinq Medals of Honor — deux aux colonels Leon W. Johnson et John Riley Kane, qui survécurent, et trois à titre posthume au lieutenant Lloyd H. Hughes, au commandant John L. Jerstad et au colonel Addison E. Baker — et cinquante-six Distinguished Service Cross récompensèrent cette journée.

Combler le trou de l'Atlantique

Si Ploiești est la mission la plus commémorée du B-24, sa contribution décisive se produisit loin des gros titres, en mer. Le Coastal Command de la RAF, responsable de la guerre antisous-marine depuis 1936, traînait depuis le début du conflit une pénurie chronique d'avions à long rayon d'action : le Bomber Command gardait les meilleurs quadrimoteurs et le Coastal Command recevait les rebuts. Il existait au milieu de l'océan une bande hors de portée de l'aviation basée à terre — le trou médio-atlantique, le « puits noir » — où les convois naviguaient sans couverture aérienne et où les U-Boote pouvaient attaquer en surface sans risque d'être surpris.

Le Liberator fut la réponse. Les premiers exemplaires britanniques, jugés trop vulnérables pour bombarder l'Europe, se révélèrent idéaux pour la patrouille maritime grâce à leur rayon d'action et à leur capacité d'emport : naquirent ainsi les Liberator à très long rayon d'action, les VLR, qui sacrifiaient le blindage et parfois les tourelles pour emporter des réservoirs supplémentaires dans la soute. Équipés du radar ASV Mk II et, à partir d'un certain moment, du projecteur Leigh, ils pouvaient chasser les sous-marins de jour comme de nuit. L'effet du projecteur fut si brutal que de nombreux équipages allemands préférèrent rester en surface en pleine lumière pour au moins voir venir l'assaillant et riposter avec leur artillerie antiaérienne.

Pendant douze mois, l'escadron n° 120 de la RAF, avec une poignée de Liberators de modèle ancien et usés opérant depuis l'Islande, fut la seule couverture aérienne du trou. Ses neuf appareils préoccupaient personnellement l'amiral Karl Dönitz. Les VLR démontrèrent leur valeur quand le renseignement faisait défaut : en septembre 1942, un Liberator du 120 se trouvait au-dessus du convoi ON 127 quand celui-ci fut attaqué, et le même escadron coula l'U-597 en protégeant le convoi ON 136 en octobre. La combinaison avec la radiogoniométrie haute fréquence embarquée permit en outre de localiser et de repousser les sous-marins qui suivaient les convois avant qu'ils n'attaquent. Le retournement de mai 1943 dans la bataille de l'Atlantique eut de nombreuses causes, mais l'arrivée croissante des VLR et des porte-avions d'escorte, ainsi que la résolution des problèmes de bases — Irlande du Nord, Écosse, Islande, Terre-Neuve et, à partir de la mi-1943, les Açores —, en font partie. De l'autre côté de l'océan volaient aussi les Liberators de l'Antisubmarine Command de l'armée, de l'Aviation royale canadienne et, à partir d'octobre 1943, les PB4Y navalisés de la marine américaine, depuis la Nouvelle-Écosse, le Groenland, les Bermudes, Porto Rico, Trinité, Panama ou l'île de l'Ascension. Le bilan attribue aux Liberator, en entier ou en partie, le naufrage de 93 sous-marins allemands.

Le Pacifique, l'Asie et l'avantage du rayon d'action

Dans le Pacifique, l'arithmétique du rayon d'action trancha à elle seule. Les distances entre les bases et les objectifs étaient telles qu'un avion capable de voler plus loin avec plus de bombes valait mieux qu'un avion plus robuste : le B-24 était plus rapide que le B-17, allait plus loin et emportait près d'une tonne de plus, si bien qu'il devint le bombardier lourd standard du théâtre et que, dès la mi-1943, la Forteresse volante en fut retirée pour simplifier la logistique. L'unique B-24 basé à Hawaï fut détruit lors de l'attaque de Pearl Harbor du 7 décembre 1941, avant d'entreprendre la mission de reconnaissance à très long rayon d'action pour laquelle il avait été envoyé. Les premières missions de combat américaines avec le type furent volées par douze LB-30 réquisitionnés du 11e Escadron de bombardement depuis Java à la mi-janvier 1942, et en juin de la même année, quatre LB-30 décollés d'Hawaï via Midway tentèrent d'attaquer l'île de Wake sans parvenir à la trouver. Depuis lors, les Liberators opérèrent depuis les Philippines, l'Australie, Espiritu Santo, Guadalcanal, Hawaï et Midway ; le déploiement maximal outre-mer fut de 45,5 groupes de bombardement en juin 1944.

Consolidated B-24 Liberator
Ouvrière à l'intérieur du fuselage d'un B-24 Liberator, Fort Worth

L'Asie donna au type son rôle le plus extrême. Sur le théâtre Chine-Birmanie-Inde, les transports dérivés C-87 et les ravitailleurs C-109 franchirent la « bosse » de l'Himalaya pour soutenir l'offensive aérienne contre le Japon, et les bombardiers volèrent des missions d'une durée presque invraisemblable : en octobre 1944, deux escadrons de Liberators de la RAF, le 357 et le 358, se déployèrent à Jessore, en Inde, pour appuyer des opérations clandestines britanniques, américaines et françaises dans toute l'Asie du Sud-Est, dépouillés de presque tout leur armement pour emporter du carburant, lors de vols aller-retour pouvant durer jusqu'à vingt-six heures, comme ceux reliant Jessore à Singapour.

L'apport du Commonwealth fut considérable. La Royal Australian Air Force reçut 287 appareils des modèles D, J, L et M à partir de 1944, sur proposition du général George C. Kenney ; elle équipa sept escadrons, une unité d'instruction opérationnelle et deux vols de missions spéciales, et vola depuis le Territoire du Nord, le Queensland et l'Australie-Occidentale contre des objectifs japonais en Nouvelle-Guinée, à Bornéo et dans les Indes orientales néerlandaises. Le Liberator fut le seul bombardier lourd employé par la RAAF dans le Pacifique ; elle en perdit 33 au combat ou par accident, avec plus de deux cents Australiens tués, et le maintint en service jusqu'en 1948. Qantas, de son côté, mit en juin 1944 deux LB-30 convertis sur la liaison « Double Sunrise » entre l'Australie et Colombo, la route commerciale sans escale la plus longue du monde à l'époque — 5 654 km dans la version volée par les hydravions Catalina. Les Liberator couvraient un trajet plus court au-dessus de l'océan Indien, 4 952 km depuis Learmonth, mais en dix-sept heures et avec 2 500 kg de charge utile, contre les vingt-sept heures et les à peine 450 kg que permettait le carburant supplémentaire des Catalina.

La comparaison avec le B-17 : la renommée et les chiffres

Peu de rivalités aéronautiques sont aussi déséquilibrées entre le souvenir et les chiffres. Le B-17 gagna l'affection des équipages et de la postérité ; le B-24 fut fabriqué en plus grand nombre qu'aucun autre bombardier, qu'aucun autre quadrimoteur et qu'aucun autre avion militaire américain de l'histoire. Les raisons de ce contraste sont réelles et méritent d'être énoncées sans fard. Le Liberator volait plus vite — de seize à vingt-quatre kilomètres-heure de plus en configuration de combat de la Huitième —, allait plus loin et emportait plus de bombes, mais plafonnait entre neuf cents et mille deux cents mètres plus bas, ce qui le laissait plus exposé à l'artillerie antiaérienne. Il avait des commandes dures, exigeait une technique particulière pour « se mettre en échelon » avant d'établir le régime de croisière et pénalisait une répartition négligée du poids. Il perdait du carburant : les équipages volaient avec les portes de soute entrebâillées pour ventiler les vapeurs, et il était interdit de fumer sur de nombreux appareils. Une aile haute et un fuselage sans quille en faisaient un moins bon candidat pour survivre à un amerrissage ou à un atterrissage d'urgence.

Consolidated B-24 Liberator
Riveteuses travaillant sur le fuselage d'un B-24 Liberator, Fort Worth

Les chiffres officiels ne favorisent pas non plus une lecture simple. Le groupe de Statistical Control de l'armée démontra que les B-24 de la Huitième subissaient moins de pertes que les B-17, mais parce qu'ils recevaient des missions plus courtes et moins dangereuses ; et que, dans le décompte global, les B-17 délivraient plus de bombes sur l'objectif. Dans le même temps, certains pilotes préféraient le Liberator, et pas par caprice : le pilote d'essai Lindell Hendrix, qui vola sur B-24 dans la Huitième, soutenait qu'un Liberator allégé pouvait virer plus serré qu'un P-38 Lightning. La conclusion honnête est que l'état-major et les équipages appréciaient des choses différentes. Le commandement acheta l'avion qui rendait le plus par dollar et par heure de fabrication, avec plus de rayon d'action et plus de charge pour couvrir une carte qui allait de l'Islande à la Nouvelle-Guinée ; les hommes qui volaient préféraient celui qui pardonnait le plus d'erreurs et encaissait le plus de dégâts. Tous deux avaient raison dans leur cadre, et le dénouement le prouve : le B-24 gagna la guerre industrielle et le B-17 gagna la mémoire.

Variantes et dérivés : C-87, C-109, PB4Y-1 et Privateer

L'évolution du bombardier fut continue. Après les prototypes XB-24 et YB-24, les premiers B-24A et les Liberator I et II construits selon la spécification britannique — avec nez allongé, réservoirs autocolmatants, blindage et jusqu'à quatorze armes —, la première série vraiment massive fut le B-24D, avec moteurs turbocompressés, plus de carburant et dix mitrailleuses de 12,7 mm ; avec 59 524 livres de poids maximal au décollage, c'était l'un des avions les plus lourds du monde, comparable aux « heavies » britanniques. En 1943 arriva celui que beaucoup considèrent comme le Liberator définitif, le B-24H, vingt-cinq centimètres plus long, avec une tourelle motorisée au nez qui réduisait la vulnérabilité à l'attaque frontale, un meilleur viseur de bombardement, un pilote automatique et un nouveau système de transfert de carburant. North American fabriqua le B-24G, très similaire, et en août 1943, les cinq usines passèrent au B-24J quasi identique, dont sortirent 6 678 appareils. Les B-24L et B-24M, derniers de la lignée, furent des versions allégées qui se distinguaient surtout par leur armement défensif.

Le transport C-87 Liberator Express naquit début 1942 du besoin d'un cargo aux meilleures performances en altitude et au plus grand rayon d'action que le C-47 : on convertissait des B-24D envoyés de San Diego à Fort Worth, on leur installait une porte de chargement à charnière au nez et d'autres à la ceinture, un plancher dans la soute, des hublots latéraux et des moteurs moins puissants, et on supprimait les tourelles. Il en fut produit 287, plus huit unités navales RY, et bien qu'ils aient été importants dans les premières années du pont aérien, les équipages ne les appréciaient pas : ils perdaient le courant électrique de cabine aux décollages et atterrissages, accumulaient le givre aussi facilement que le bombardier, avaient un train avant non conçu pour se poser en charge et se décentraient facilement si l'arrimage était négligé. Ernest K. Gann raconta dans « Fate is the Hunter » avoir failli percuter le Taj Mahal avec un C-87 mal chargé. Dès que les C-54 et C-46 furent disponibles en nombre, le C-87 quitta les zones de combat.

Le C-109 fut un pétrolier volant conçu pour soutenir les B-29 en Chine : il n'était pas fabriqué mais converti, en retirant le nez vitré, l'armement et l'équipement de bombardement et en ajoutant des réservoirs pouvant contenir jusqu'à 11 000 litres et plus de 22 000 livres de carburant. Deux mille furent prévus et seuls 218 furent transformés, car la prise des Mariannes rendit l'effort superflu ; survoler la « bosse » avec eux était dangereux et beaucoup furent perdus. La Marine et le Corps des Marines employèrent le B-24 sous la désignation PB4Y-1 pour la guerre antisous-marine, la patrouille antinavire et la reconnaissance photographique, avec un radôme escamotable à la place de la tourelle ventrale et une tourelle Erco au nez ; ils reçurent 977 appareils. De cette expérience naquit en 1943 le PB4Y-2 Privateer, une conception pleinement navalisée avec un fuselage plus long, une dérive unique et haute, deux tourelles dorsales, des bulles en goutte d'eau à la ceinture et des moteurs sans turbocompresseur, optimisés pour patrouiller à moyenne et basse altitude : il en fut construit 739, et ils servirent jusqu'à la guerre de Corée. En successeur direct du bombardier, Consolidated développa le B-32 Dominator, qui ne fut produit qu'en petites quantités à la fin du conflit.

La fin abrupte et les rares survivants

La carrière militaire du Liberator prit fin presque avec la guerre. Douze mille appareils servirent dans les Forces aériennes de l'armée, avec un inventaire maximal de 6 043 en septembre 1944 ; la RAF en reçut environ 2 100, l'aviation canadienne 1 200 et l'australienne 287. Mais en 1945, le Boeing B-29 et d'autres conceptions de nouvelle génération avaient dépassé les bombardiers qui avaient commencé le conflit, et le B-24 fut retiré du service américain à une vitesse étonnante au vu de l'ampleur de sa production. Des milliers d'avions pratiquement neufs furent envoyés dans les cimetières d'avions pour y être stockés, vendus ou démantelés ; à Kingman Army Air Field, en Arizona, ils furent alignés par centaines avant de finir fondus en lingots d'aluminium. Quelques-uns passèrent à l'aviation civile, et le Pacifique en vit d'autres transporter du fret pendant la reconstruction du Japon, de la Chine et des Philippines.

Consolidated B-24 Liberator
Production de bombardiers B-24 et de transports C-87, Convair Fort Worth

Il y eut des exceptions notables. La marine américaine maintint le PB4Y-2 Privateer en patrouille maritime jusqu'à la guerre de Corée. La Royal Australian Air Force vola sur Liberators jusqu'en 1948, quand elle les remplaça par des Avro Lincoln. Et surtout, l'armée de l'air indienne fut l'actrice de l'épilogue le plus improbable : après l'indépendance et la première guerre du Cachemire, avec un besoin urgent de bombardiers, Hindustan Aeronautics étudia la remise en état de la flotte d'une centaine de B-24 que les Britanniques avaient rendus inutilisables et abandonnés dans le sous-continent. Avec des réparations rudimentaires — moteurs récupérés sur des C-47, suppression des portes de train et d'une partie des systèmes hydrauliques — et l'aide de techniciens britanniques et américains, l'Inde remit en état 42 appareils et en mit 39 en service en 1949 au sein des escadrons 5 et 6. En 1957, l'escadron 5 passa sur Canberra et les Liberators restants furent reconvertis en avions de patrouille maritime et de reconnaissance, avec un radar ASV-15 dans un radôme escamotable à la place de la tourelle ventrale, des bouées acoustiques et des grenades sous-marines. Ils larguèrent des tracts lors de l'opération Vijay, volèrent des missions de reconnaissance pendant la guerre sino-indienne et furent en alerte durant le conflit indo-pakistanais de 1965 sans entrer réellement en combat. Ils furent retirés en 1968.

Ce retrait tardif explique une bonne partie de ce qui peut se voir aujourd'hui dans un musée : six des quatorze B-24 qui survivaient en Inde furent acquis quand la flotte quitta le service. Du bombardier le plus produit de l'histoire, il reste treize exemplaires dans le monde, dix exposés, un en restauration et deux en état de vol, parmi eux « Diamond Lil », de la Commemorative Air Force, qui est en réalité le vingt-cinquième Liberator construit : destiné à la France en 1940, accepté par les Britanniques en 1941, endommagé lors d'un accident d'instruction puis reconverti en prototype du C-87, il survécut comme transport exécutif d'un fabricant d'emballages puis de la compagnie pétrolière mexicaine PEMEX avant d'être racheté en 1968 et rendu aux couleurs du 98e Groupe de bombardement, celui qui vola sur Ploiești. Treize survivants sur plus de dix-huit mille : peu de chiffres résument mieux ce que fut le B-24, un avion conçu pour être produit en quantités industrielles, se consumer dans une guerre et disparaître avec elle.

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Variantes

XB-24C-87 Liberator ExpressAT-22 / TB-24B-24B-24AB-24CB-24DB-24EB-24GB-24G-1B-24HB-24JB-24LB-24MB-24STBQ-8C-87AC-87BC-87CF-7F-7AF-7BLiberator B Mk.ILiberator B Mk.IIILiberator B Mk.IIIALiberator B Mk.II / LB-30Liberator B Mk.IVLiberator B Mk.VLiberator B Mk.VILiberator B Mk.VIIILiberator C Mk.ILiberator C Mk.IILiberator C Mk.IXLiberator C Mk.VILiberator C Mk.VIILiberator C Mk.VIIILiberator GR Mk.ILiberator GR Mk.IIILiberator GR Mk.IIIALiberator GR Mk.VLiberator GR Mk.VILiberator GR Mk.VIIIP5YPB4Y-1PB4Y-1PPB4Y-2 PrivateerR2YRB-24LRY-1RY-2RY-3TB-24LXB-24BXB-24FXB-24KXB-24NXB-24PXB-24QXB-41XC-109 / C-109XF-7YB-24 / LB-30AYB-24N
Premier vol29 décembre 193924 août 1942—————————————————————————————————————————————————————————————
Type d'aéronefPrototype de bombardier lourdTransport lourd à long rayon d'action——Bombardier lourd de série initiale—Bombardier lourd quadrimoteur———Bombardier lourd quadrimoteurBombardier lourd quadrimoteurBombardier lourd allégéBombardier lourd, dernier modèle de série—————Avion de reconnaissance photographique à long rayon d'action—————Bombardier lourd de spécification britannique—————————————Avion de patrouille maritime et de lutte antisous-marine———Bombardier de patrouille maritime—Bombardier de patrouille maritime à long rayon d'action—————————————Avion-citerne de transport de carburant———
Groupe motopropulseurQuatre Pratt & Whitney R-1830-33 Twin Wasp radiaux à 14 cylindres avec suralimentation mécanique, de 1 200 ch (890 kW) au décollage et 1 000 ch (750 kW) à 14 500 pieds (4 400 m).—————Quatre Pratt & Whitney R-1830-43 Twin Wasp radiaux turbocompressés à 14 cylindres, 1 200 ch (890 kW) chacun.————Quatre Pratt & Whitney R-1830-35 Twin Wasp radiaux à 14 cylindres en double étoile, refroidis par air et turbocompressés, de 1 200 ch (890 kW) chacun — également R-1830-41 ou R-1830-65 selon le lot —, avec hélices tripales Hamilton Standard à pas constant et mise en drapeau totale, de 3,53 m de diamètre.—————————————————————————————————Quatre Pratt & Whitney R-1830 sans turbosuralimentation, optimisés pour le vol de patrouille à basse et moyenne altitude et pour économiser du poids.—————————————————
Motorisation4 × Pratt & Whitney R-1830-33 Twin Wasp4 × Pratt & Whitney R-1830-43 Twin Wasp4 × piston4 × piston4 × Pratt & Whitney R-1830-33 Twin Wasp4 × piston4 × Pratt & Whitney R-1830-43 Twin Wasp4 × Pratt & Whitney R-1830-65 Twin Wasp4 × piston4 × piston4 × Pratt & Whitney R-1830-65 Twin Wasp4 × Pratt & Whitney R-1830-35 Twin Wasp4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × Pratt & Whitney R-1830-45 Twin Wasp4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston2 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × Pratt & Whitney R-1830-41 Twin Wasp4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston4 × piston
Puissance unitaire1 194 hp Meilleure valeur de la ligne—————1 194 hp Meilleure valeur de la ligne————1 194 hp Meilleure valeur de la ligne————————————————————————————————————————1 194 hp Meilleure valeur de la ligne——————————
Longueur———————————20,5 m———————————————————————————————————————————————————
Envergure———————————34 m———————————————————————————————————————————————————
Hauteur———————————5,4 m———————————————————————————————————————————————————
Surface alaire———————————97,4 m²———————————————————————————————————————————————————
Masse à vide———————————16 556 kg———————————————————————————————————————————————————
MTOW———————————29 484 kg———————————————————————————————————————————————————
Vitesse maximale439 km/h——————————478 km/h Meilleure valeur de la ligne———————————————————————————————————————————————————
Altitude de vitesse maximale———————————7 600 m———————————————————————————————————————————————————
Vitesse de croisière———————————346 km/h———————————————————————————————————————————————————
Altitude de croisière———————————7 600 m———————————————————————————————————————————————————
Plafond pratique———————————8 500 m———————————————————————————————————————————————————
Vitesse ascensionnelle initiale———————————5,2 m/s———————————————————————————————————————————————————
Distance franchissable———————————2 480 km———————————————————————————————————————————————————
Distance franchissable en convoyage———————————6 000 km———————————————————————————————————————————————————
Rayon d'action———————————640 km———————————————————————————————————————————————————
Endurance———————————390 min———————————————————————————————————————————————————
Conditions de distance franchissable———————————2 480 km de rayon d'action à 381 km/h et 7 600 m d'altitude avec carburant normal et charge interne maximale de bombes, soit environ 6 h 30 de vol ; 6 000 km en convoyage sans charge. La charge de bombes variait selon le rayon d'action : 3 600 kg à 640 km, 2 300 kg à 1 300 km et 1 200 kg à 1 900 km.———————————————————————————————————————————————————
ArmementTrois mitrailleuses de 0,5 in (12,7 mm) et quatre de 0,30 in (7,62 mm) ; charge de huit bombes de 1 000 lb (450 kg).Aucun sur la version standard ; le C-87A initial portait une seule Browning de .50 in (12,7 mm) en queue, et le C-87B projeté, avec armement de nez, tourelle dorsale et mitrailleuse de tunnel, ne fut pas produit.————Jusqu'à dix mitrailleuses Browning de .50 in (12,7 mm) : tourelle dorsale Martin, tourelle de queue Consolidated A-6, positions de taille et, selon le lot, tourelle ventrale Bendix, mitrailleuse de tunnel ou tourelle sphérique Sperry rétractable ; les derniers exemplaires ajoutèrent des mitrailleuses latérales « joue » au nez.———Tourelle de nez Emerson A-15 électrique, tourelle dorsale Martin A-3 à coupole « high hat » agrandie, tourelle de queue à vitres agrandies et positions de taille vitrées et décalées latéralement ; dix mitrailleuses de .50 in (12,7 mm).Dix mitrailleuses Browning M2 de calibre .50 (12,7 mm) réparties en quatre tourelles — nez, dorsale, sphérique ventrale Sperry et queue — et deux positions de taille. Charge de bombes allant jusqu'à 3 600 kg pour les missions de court rayon.Deux mitrailleuses de .50 in (12,7 mm) en affût d'anneau au sol à la place de la tourelle sphérique Sperry ; tourelle de queue M-6A à la place de l'A-6B, et sur les derniers appareils, armement de queue installé en dépôt : 190 avec tourelle A-6B ou M-6A, 42 avec affût double assisté hydrauliquement et le reste avec affût double manuel.Tourelle de queue A-6B en version allégée, positions de taille ouvertes et réintroduction de la tourelle sphérique ventrale Sperry rétractable.—————Aucun armement offensif : la charge de bombes est remplacée par des caméras ; conserve l'armement défensif de la cellule d'origine.—————Tourelle de queue Boulton Paul avec quatre mitrailleuses de .303 in (7,70 mm) et tourelle dorsale Boulton Paul sur les appareils britanniques ; sur les LB-30 américains, Browning M2 de .50 in au nez, à la taille et au tunnel ventral, affût double manuel en queue et tourelle dorsale Martin.—————————————Armement défensif selon le schéma du Mk.III, plus huit roquettes à longueur nulle sur certains appareils — quatre sous chaque aile — et, sur d'autres, des supports de part et d'autre du fuselage avant inférieur pour huit rails RP-3.———————————————————Aucun : l'armement, les tourelles et l'équipement de bombardement furent retirés pour économiser du poids.———
Charge militaire maximale3 600 kg Meilleure valeur de la ligne0 kg————3 600 kg Meilleure valeur de la ligne————3 600 kg Meilleure valeur de la ligne———————0 kg———————————————————————————————————————0 kg———
Charge utile0 kg Meilleure valeur de la ligne—————0 kg Meilleure valeur de la ligne————0 kg Meilleure valeur de la ligne———————————————————————————————————————————————————
Capacité d'emport—Aménagement pour 20 passagers ; le C-87A, version de transport VIP, disposait de couchettes pour 16 personnes et de moteurs R-1830-45 au lieu des -43.—————————Aucune : le B-24J est un bombardier pur, sans soute de fret ni aménagement passagers (0 kg de charge utile, 0 passager). Le transport fut assuré par des dérivés spécifiques, le C-87 Liberator Express et le ravitailleur C-109.———————Aucune capacité de fret ou de passagers : la soute à bombes accueille l'équipement photographique.———————————————————————————————————————Réservoirs de stockage installés dans le fuselage et dans les soutes à bombes à la place du fret conventionnel.———
Équipage75——7—10———10111010—————8—————8—————————————8———11—11—————————————4 Meilleure valeur de la ligne———
Passagers020 Meilleure valeur de la ligne——0—0———0000——16——0—————0—————————————0———0—0—————————————0———
Exemplaires construits1287—1992 696801254053 1006 678 Meilleure valeur de la ligne1 6672 5931—00————20156—1650———9———————————0976—739——————1111111——77

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Images

Consolidated B-24 Liberator
B-24J Liberator du 392e BG attaquant Magdebourg, 3 mars 1945
Consolidated B-24 Liberator
B-24H touché par la DCA au-dessus de Heydebreck, novembre 1944
Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator du 460e Bombardment Group en formation
Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator exposé au 8th Air Force Museum
Consolidated B-24 Liberator
Assemblage d'un B-24 Liberator, Consolidated Aircraft Corp.
Consolidated B-24 Liberator
Ouvrière à l'intérieur du fuselage d'un B-24 Liberator, Fort Worth
Consolidated B-24 Liberator
Riveteuses travaillant sur le fuselage d'un B-24 Liberator, Fort Worth
Consolidated B-24 Liberator
Production de bombardiers B-24 et de transports C-87, Convair Fort Worth
Consolidated B-24 Liberator
Poste de pilotage d'un B-24D Liberator
Consolidated B-24 Liberator
Poste de pilotage du B-24D « Strawberry Bitch » (NMUSAF)
Consolidated B-24 Liberator
Poste de pilotage d'un B-24 Liberator (vue 2)
Consolidated B-24 Liberator
Poste de pilotage d'un B-24 Liberator
Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator exposé au National Museum of the USAF
Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator du 389e Bombardment Group à l'atterrissage à RAF Hethel
Consolidated B-24 Liberator
B-24 du 449e Bomb Group avec « Bar A » peint sur la queue
Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator du 446e Bomb Group en formation
Consolidated B-24 Liberator
B-24L « Dogpatch Express » au-dessus de l'Italie, avril 1945
Consolidated B-24 Liberator
B-24J endommagé après un atterrissage dans le brouillard à Poltava, URSS, janvier 1945
Consolidated B-24 Liberator
B-24G "Cocky Crew" du 451e BG en vol
Consolidated B-24 Liberator
B-24G au-dessus de dépôts de pétrole près de Giurgiu, Roumanie, juin 1944
Consolidated B-24 Liberator
B-24H "High Hopes" au-dessus de Neuburg, Autriche, mars 1945
Consolidated B-24 Liberator
B-24D "Gum Drop" au-dessus des gares de triage de Forlì, mai 1944
Consolidated B-24 Liberator
B-24H "Calamity Jane" au-dessus de la raffinerie de Szony, Budapest, juin 1944
Consolidated B-24 Liberator
B-24J Liberator del 461º BG, Italia 1945
Consolidated B-24 Liberator
B-24H Liberator du 454e BG (15e Air Force) en vol
Consolidated B-24 Liberator
B-24H Liberator du 450e BG (15e Air Force) en vol
Consolidated B-24 Liberator
B-24J du 494e Bomb Group au-dessus des îles Carolines, octobre 1944
Consolidated B-24 Liberator
B-24 Liberator del 415º Bombardment Squadron
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24J Liberator en construction à l'usine Consolidated-Vultee de San Diego, CA, 1944
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-109 Liberator (SDASM 00013848)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-109 Liberator (SDASM 00013847)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-109 Liberator (SDASM 00013846)
Consolidated B-24 Liberator
Prototype du Consolidated XB-24 en vol (SDASM 01 00093019)
Consolidated B-24 Liberator
Prototype du Consolidated XB-24 en vol (SDASM 01 00092521)
Consolidated B-24 Liberator
Prototype du Consolidated XB-24 à Lindbergh Field, le 26 décembre 1939 (SDASM 14 011310)
Consolidated B-24 Liberator
Prototype du Consolidated XB-24 en vol
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated F-7A Liberator “Patched Up Piece”, 20th Combat Mapping Squadron, 6th Photographic Reconnaissance Group, 1944
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated F-7 Liberator (catalogue SDASM 00009092)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated F-7A-1 Liberator du 6e groupe de reconnaissance
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated F-7B Liberator du 24e escadron de cartographie de combat, Gushkara, Bengale, 1945
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-109 Liberator (SDASM 00013845)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated XPB4Y 2 Privateer en vol, juin juillet 1944
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated P4Y-2G Privateer des garde-côtes américains en vol, vers les années 1950
Consolidated B-24 Liberator
Fenêtre latérale du Super Privateer « N2872G - 124 »Alan Wilson from Stilton, Peterborough, Cambs, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Privateer, Texan et Yalekitmasterbloke (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Privateer Consolidated PB4Y-2
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateerBill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 avec chauves-souris NAN2-46
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 avec armementBill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 VP-25 2Bats NAN6-50
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateerFlugKerl2 (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 Privateer du VP-23 au-dessus de Miami en avril 1949
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 Privateers VPM-3
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer en vol, vue latérale, 1945
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer en vol, vue frontale, 1945
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer à NAS Patuxent River en juillet 1944
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 Privateer VP HL-3 1946-47
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer du VP-23 en vol
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer larguant du retardant - 2010 (flickr 22736665516)
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2S du VP-23 à Gibraltar, 1951
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y PrivateerAcroterion (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 Privateer 1945
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 Privateer - Chino Airshow 2014Airwolfhound from Hertfordshire, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 Privateer - Chino Airshow 2014Airwolfhound from Hertfordshire, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateerBill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-2 NAS Jax 1943
Consolidated B-24 Liberator
Opérateur de guerre électronique du PB4Y-2, NAN3-46
Consolidated B-24 Liberator
Antennes de guerre électronique du PB4Y-2, NAN3-46
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
P4Y-2 du VJ-2 au-dessus de Jacksonville, 1952
Consolidated B-24 Liberator
P4Y-2K abattu par un missile RIM-2 Terrier en 1956
Consolidated B-24 Liberator
P2V et PB4Y à NAS Kodiak, 1949
Consolidated B-24 Liberator
N2872G Consolidated PB4Y-2 Privateerkitmasterbloke (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
N2872G Consolidated PB4Y-2G Privateer CNOkitmasterbloke (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
N2871G 1945 CONSOLIDATED VULTEE PB4Y-2 PRIVATEER s n 66302Tomás Del Coro from Las Vegas, Nevada, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
N2871G 1945 CONSOLIDATED VULTEE PB4Y-2 PRIVATEER s n 66302Tomás Del Coro from Las Vegas, Nevada, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
N2871G 1945 CONSOLIDATED VULTEE PB4Y-2 PRIVATEER s n 66302Tomás Del Coro from Las Vegas, Nevada, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
N2871G 1945 CONSOLIDATED VULTEE PB4Y-2 PRIVATEER s n 66302Tomás Del Coro from Las Vegas, Nevada, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
N2871G 1945 CONSOLIDATED VULTEE PB4Y-2 PRIVATEER s n 66302Tomás Del Coro from Las Vegas, Nevada, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Kingfisher A sur un PB4Y-2
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Super Privateer ‘N2872G - 124Alan Wilson from Stilton, Peterborough, Cambs, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Super Privateer ‘N2872G - 124Alan Wilson from Stilton, Peterborough, Cambs, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Tinian Flight LineVincent Rohe (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Super Privateer ‘N2872G - 124Alan Wilson from Stilton, Peterborough, Cambs, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Red's PlaymateVincent Rohe (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Super Privateer ‘N2872G - 124Alan Wilson from Stilton, Peterborough, Cambs, UK (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 de la patrouille du golfe de Gascogne au-dessus de l'Angleterre et du littoral - DPLA - 2aa5fb76d76392d259b9cf4d7 dbdc 2cb
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 du VPB-110 en patrouille au-dessus de l'Atlantique, septembre 1944
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 du VPB-103 sur la côte anglaise, 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Super Privateer ANChris Finney (GFDL), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Super Privateer ANMike Freer - Touchdown-aviation (GFDL), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 du VB-110 avec radar SCR-717 en vol, 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer avec un NA-64 YaleGillfoto from Juneau, Alaska, United States (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 du VB-103, été 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer du VP-28 en vol, vers 1950
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 du VB-103 au large de Corwall, 1943
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 aux marques américaines et britanniques à Lajes
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer au musée de l'aviation navale, 2005Greg Goebel from Loveland CO, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 Liberator au-dessus du golfe de Gascogne en décembre 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Privateer N2871Gwallycacsabre (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
PB4Y-1 USCG NAS Argentia
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-1
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-1
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 Naval Aviation Museum
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-2 (59780)Bill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-1
Consolidated B-24 Liberator
La Royal Air Force en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale ; Royal Air Force, 108e escadron, CBM1264
Consolidated B-24 Liberator
Liberator Consolidated PB4Y-1
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated P4Y Privateer 127, Greybull, WyomingGreg Goebel from Loveland CO, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Opérations de la Royal Air Force au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, 1939-1943. CM2847
Consolidated B-24 Liberator
Un Consolidated PB4Y-1 Liberator décolle de l'aérodrome d'Eniwetok le 16 avril 1944 (80-G-K-1690)
Consolidated B-24 Liberator
Opérations de la Royal Air Force au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, 1939-1943. CM2846
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated P4Y-2G (PB4Y-2) Privateer Bu No 66261 (C N 66304) (National Naval Aviation Museum)Tomás Del Coro from Las Vegas, Nevada, USA (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Un Consolidated PB4Y-1 Liberator décolle de l'aérodrome d'Eniwetok le 13 avril 1944 (80-G-251484)
Consolidated B-24 Liberator
Royal Air Force : opérations au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, 1939-1943. CM3061
Consolidated B-24 Liberator
Royal Air Force : opérations au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, 1939-1943. CM3056
Consolidated B-24 Liberator
William Averall Harriman With Winston Churchill
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated P4Y-2GBill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-1 Liberator du VB-103 en vol, en 1943 (80-G-K-14056)
Consolidated B-24 Liberator
IWM-CH20957 Liberator
Consolidated B-24 Liberator
Équipage du Liberator GR Mk VA BZ818 « C », 53e escadron de la RAF, avec des pigeons voyageurs à St Eval (IWM CH12364)
Consolidated B-24 Liberator
Missile Bat NAN6-50
Consolidated B-24 Liberator
Royal Air Force Ferry Command, 1941-1943. CH8550
Consolidated B-24 Liberator
F/O K. O. Moore et son équipage du 224e escadron devant leur Liberator V, St Eval, juin 1944 (IWM CH13725)
Consolidated B-24 Liberator
BAT-PB4Y Wingbat
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-1 Liberator en vol, en 1943
Consolidated B-24 Liberator
Équipage du Liberator Mk V « H for Harry », 53e escadron de la RAF, St Eval, février 1944 (IWM CH12366)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator - Royal Air Force Ferry Command, 1941-1943. CH8554
Consolidated B-24 Liberator
Alaska, vers 1944 - PB4Y Privateer
Consolidated B-24 Liberator
Liberator GR Mk V de la 111e (Coastal) OTU en entretien à Oakes Field, Nassau (IWM CH14622)
Consolidated B-24 Liberator
Avions américains au service de la Royal Air Force, 1939-1945 : Consolidated Liberator. CH18804
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated PB4Y-1 Liberator (123828) pendant la Seconde Guerre mondiale.
Consolidated B-24 Liberator
Liberator GR Mk V BZ877 « 2-Q », 86e escadron de la RAF, en vol (IWM CH11800)
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
Avions américains au service de la Royal Air Force, 1939-1945 : Consolidated Liberator. CH18803
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
23 0086224 Convair Negative Image
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-1
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator C Mk II - Dorval - Royal Air Force Transport Command, 1943-1945. CH14619
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator - Salbani - Opérations de la Royal Air Force en Extrême-Orient, 1941-1945. CI271
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator - Salbani - Opérations de la Royal Air Force en Extrême-Orient, 1941-1945. CI123
Consolidated B-24 Liberator
pb4y-2-privateer
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator - Fayid - Royal Air Force : opérations en Afrique du Nord, 1940-1943. CM3386
Consolidated B-24 Liberator
59819 PB-4Y2 Privateerkitmasterbloke (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Avions américains au service de la Royal Air Force, 1939-1945- Consolidated Liberator. ME(RAF)3495
Consolidated B-24 Liberator
LB-30 et B-17E à Unmnak, Alaska - juin 1942
Consolidated B-24 Liberator
59819, PB-4Y2 Privateer, 2kitmasterbloke (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator - Fayid - Royal Air Force- Opérations en Afrique du Nord, 1939-1943. CBM1261
Consolidated B-24 Liberator
Le 439, un avion citerne PB4Y2, tombe en panne de carburant et amerrit en urgence sur le lac Diamond, forêt nationale d'Umpqua
Consolidated B-24 Liberator
Avions américains au service de la Royal Air Force 1939-1945- Consolidated Liberator C Mk IX Commando. CH18793
Consolidated B-24 Liberator
Avions américains au service de la RAF 1939-1945- Consolidated Model 32 Liberator. CM3063
Consolidated B-24 Liberator
2024-01-01 16-28-18 dp2 x3i sfd tif hdr taaronx (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Un Consolidated Liberator AL627 du RAF Transport Command survolant Montréal
Consolidated B-24 Liberator
09 03956 Tingler Collection Image
Consolidated B-24 Liberator
15 Consolidated Liberator B Mk II
Consolidated B-24 Liberator
Développement de la bombe guidée par radar « BAT ». 1943-45. District de l'artillerie de Philadelphie. - NARA
Consolidated B-24 Liberator
108 Squadron RAF Liberator Egypt WWII IWM CM 3390
Consolidated B-24 Liberator
Novembre 1941, aller-retour San Diego-Honolulu en LB-30 par Richard A. McMakin pour Consolidated Aircraft
Consolidated B-24 Liberator
LB-30 Liberator avec immatriculation de la RAF sous l'Air Transport Command
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated LB-30 AL568 Consairway
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated LB-30Bill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
36th Bomb Squadron Fort Glenn AAF June 1942
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D Liberator (légende de l'armée de l'air hongroise), Fortepan 15944Fortepan / National Archives (donor), via Fortepan.hu (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Vue arrière du Consolidated B-24D « Lady Be Good » accidenté
Consolidated B-24 Liberator
Liberator Consolidated B-24D
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D Liberator du 93e groupe de bombardement volant en formation, 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-87 Liberator Express (archive.org, collection propix)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24J-190 CO Liberator, 485e groupe de bombardement, 15e Air Force, en vol
Consolidated B-24 Liberator
Ford B-24H-10 FO Liberator (n° de série 42-52249, « Fords Folly ») du 741e escadron de bombardement, 455e groupe de bombardement, en vol
Consolidated B-24 Liberator
Panneau d'échappement du Consolidated C-87 (détail, archives SDASM)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D « Lady Be Good », détail hélice/moteur, NMUSAFValder137 (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
SDASM Aircraft Image - Consolidated B-24J "Liberator
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24H-10 CF Liberator (n° de série 42-64500) du 743e escadron de bombardement, 455e groupe de bombardement, perdu le 11 juin 1944
Consolidated B-24 Liberator
Avions de transport Consolidated en cours de chargement, Fort Worth
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D Liberator
Consolidated B-24 Liberator
Ford B-24H-15 FO Liberator (n° de série 42-52749, « Scrappy ») du 492e groupe de bombardement, peint en noir pour les opérations de nuit, Harrington, mars 1945
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-87 Liberator Express
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D-125 CO 42-41023, 491st BG, 852nd BS
Consolidated B-24 Liberator
Ford B-24H-15 FO Liberator (n° de série 42-52425, « The Tweachewous Wabbit ») du 837e escadron de bombardement, 487e groupe de bombardement
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D-120 CO 42-40992 "Red Ball Express", 492nd BG, 856th BS
Consolidated B-24 Liberator
B-24D « Hot Stuff », numéro de série 41-23728Warbirdfan (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
B-24H-15 CF Liberator (n° de série 41-29347, « Alley Ooop ») du 780e escadron de bombardement, 465e groupe de bombardement, à l'aérodrome de Pantanella, Italie
Consolidated B-24 Liberator
Nose art du Consolidated B-24D-160 CO « Strawberry Bitch », NMUSAFValder137 (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
B-24H Liberator (n° de série 42-52440, « Calamity Jane ») du 725e escadron de bombardement, 451e groupe de bombardement, en formation au-dessus de l'Italie, 31 janvier 1945
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated EZB-24M-20 FO 44-51228
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M 44-41916, Castle Air Museumkitmasterbloke (CC BY), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
B-24D "Strawberry Bitch
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M-5 CO 44-41916 (c/n 5842, RE H)André Gerwing (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
AL237 016 B-24D 41-24073, 90th BG, 319th BS "Scorpion
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated Liberator 4 (B-24L) 44-50206/HE807, ex-armée de l'air indienne, Royaume-UniAlan D R Brown (GFDL), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24L 44-50206/HE807, ex-armée de l'air indienne, musée de la RAFMike Freer - Touchdown-aviation (GFDL), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
C-87 à peine sorti de la chaîne de montage
Consolidated B-24 Liberator
C-87 Liberator Express, vue latérale, 1942
Consolidated B-24 Liberator
Chaîne de production du C-87 Liberator Express, 1942
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24A en vol (2)
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M Liberator, musée national de l'USAF (AN1040320)Mike Freer - Touchdown-aviation (GFDL), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
C-87 Liberator Express del Royal Air Force Transport Command
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24A au sol à Gillespie Field, San Diego, Californie
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M Liberator équipé pour la recherche sur le givrage
Consolidated B-24 Liberator
B-24H Liberator du 576th BS, 392nd BG, en vol après avoir attaqué Salzbergen, le 16 février 1945
Consolidated B-24 Liberator
Insigne du Consolidated B-24A
Consolidated B-24 Liberator
B-24D « Suzy Q » revenant du raid sur Ploesti, 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-87 Liberator Express 41-11706
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M-20 CO USAAF
Consolidated B-24 Liberator
Ford B-24H-1 FO Liberator (n° de série 42-7479, « War Horse ») du 579th BS, 392nd BG, larguant des bombes, le 31 décembre 1943
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24J Liberator 448781 WQ E "Louisiana BelleSee Wikimedia Commons page (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Liberator Express Consolidated C-87 au sol
Consolidated B-24 Liberator
B-24D 41-23908, 21st Bomb Squadron, Hill AFB Museum
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24A en vol
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24L-10 FO 44-49710 « Stevenovich II » abattu près de Lugo, 1945
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M-20 avec nez spécial de P.M.B.
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24H Liberator du 572nd BS, 392nd BG, en vol, 1944
Consolidated B-24 Liberator
Ford B-24J-1 FO Liberator 42-50611, 492nd BG, 859th BS
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D, 1944
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24A au sol
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated C-87 Liberator Express en vol
Consolidated B-24 Liberator
B-24L-10 FO 44-49750 « Dogpatch Express », 756th Bomb Squadron, au-dessus de Padoue
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M-16 FO 44-50867Bill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24H Liberator du 392nd BG en route vers Brême, le 13 novembre 1943
Consolidated B-24 Liberator
Douglas Tulsa B-24J-5 DT Liberator 42-51327, 449th BG, 717th BS
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24D, 885th Bomb Squadron (H)(SP), Blida, Algeria, 1944
Consolidated B-24 Liberator
Cuisine du Consolidated B-24A
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M 44-50725Bill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Ford B-24L-10 FO 44-49506 "Weather Witch", 655th Weather Recon. Squadron
Consolidated B-24 Liberator
B-24H Liberator (n° de série 41-29332, « Boobie Trap ») du 722nd BS, 450th BG, bombardant Ploiești
Consolidated B-24 Liberator
Carte postale du Consolidated B-24D « Liberator »
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24J-180 CO Liberator 44-40757, 494th BG, 864th BS
Consolidated B-24 Liberator
Cockpit du Consolidated B-24A
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24L-5 CO 44-41538 "Round Trip Ticket", 33rd Bomb Squadron
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24M 44-42606Bill Larkins (CC BY SA), vía commons
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24J-175 CO Liberator 44-40686, 494th BG, 867th BS
Consolidated B-24 Liberator
Intérieur de la cabine d'un Consolidated B-24A
Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24J-15 CF Liberator 42-64363, 449th BG, 718th BS
Consolidated B-24 Liberator
B-24J-1 FO Liberator 42-50678, 448th BG, 714th BS
Consolidated B-24 Liberator
B-24J Liberator, numéro de série 44-40068 « Umbriago

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