Variante du Consolidated B-24 Liberator

Consolidated B-24 Liberator B-24D

Première version produite à grande échelle, avec 2 696 exemplaires ; ce fut le Liberator de la campagne antisous-marine et celui qui vola lors de l'opération Tidal Wave contre Ploiești le 1er août 1943.

Fiche du Consolidated B-24 Liberator

Image à venir
2 696
Exemplaires construits

Histoire

Le B-24D fut la première version du Liberator produite à grande échelle. Commandé entre 1940 et 1942, c'était essentiellement un B-24C doté de moteurs R-1830-43 plus puissants, et il entra en service américain début 1942 avec des turbocompresseurs et une capacité de carburant accrue. Trois mitrailleuses de .50 in supplémentaires portèrent l'armement défensif à dix. Avec 59 524 lb de poids maximal au décollage, c'était l'un des avions les plus lourds du monde, comparable aux « heavies » britanniques.

Son armement ventral changea plusieurs fois : les premiers appareils portaient une tourelle Bendix actionnée à distance et visée par périscope, peu satisfaisante et supprimée après l'exemplaire 287 ; les suivants revinrent à l'affût manuel de tunnel avec une seule mitrailleuse, remplacé ensuite par la tourelle sphérique Sperry, rendue rétractable parce que le fuselage du Liberator restait très bas par rapport au sol.

Le B-24D fut le Liberator de la campagne antisous-marine et des missions les plus dures du type. Le 1er août 1943, 177 B-24 exécutèrent la deuxième attaque contre les raffineries de Ploiești — l'opération Tidal Wave —, la mission la plus coûteuse de toute la carrière de l'avion. Le B-24D servit aussi à former les « Carpetbaggers » : des appareils peints en noir mat antireflet qui, à partir d'août 1943 et en coopération avec l'OSS, ravitaillèrent la résistance dans l'Europe occupée. D'autres B-24D retirés du service servirent d'« avions de ralliement » de la 2e division, peints de motifs à rayures ou à damiers pour regrouper les formations. 2 696 furent construits : 2 381 chez Consolidated San Diego, 305 chez Consolidated Fort Worth et 10 chez Douglas Tulsa. En service britannique, ce fut le Liberator Mk.III.