Variante du Consolidated B-24 Liberator
Consolidated B-24 Liberator C-87 Liberator Express
Transport dérivé du B-24D, avec une porte de fret rabattable au nez et un aménagement pour 20 passagers ; 287 exemplaires, indispensables sur la route « de la Bosse » au-dessus de l'Himalaya.
Fiche du Consolidated B-24 Liberator
- 287
- Exemplaires construits
- 20
- Passagers
Histoire
Début 1942, il fallait un avion de transport aux performances en altitude et au rayon d'action supérieurs à ceux du Douglas C-47 Skytrain. L'usine de San Diego commença alors à envoyer des B-24D à Fort Worth pour les convertir en transports C-87 : le nez vitré était supprimé et remplacé par une porte de fret rabattable, et de larges portes de chargement étaient installées au niveau de la taille.
Seuls 287 C-87 et huit variantes RY pour la Marine furent produits, mais ils jouèrent un rôle important dans les opérations de pont aérien de l'armée au début de la guerre, à une époque où les avions capables de transporter des charges lourdes à haute altitude et sur de longues distances étaient rares. Ils volèrent sur de nombreux théâtres : routes dangereuses du Labrador vers le Groenland et l'Islande dans l'Atlantique nord et, surtout, la route « de la Bosse » au-dessus de l'Himalaya entre l'Inde et la Chine.
Ce ne fut pas un avion apprécié de ses équipages. Il avait la fâcheuse habitude de perdre toute l'alimentation électrique de la cabine aux décollages et aux atterrissages ; la puissance et la fiabilité de ses moteurs, dotés de turbocompresseurs moins performants, laissaient à désirer ; il était très vulnérable au givrage et sujet à la vrille au moindre dépôt de glace. L'écrivain et pilote Ernest K. Gann, qui pilota des C-87 en Asie et en Chine, a laissé un témoignage de ces traversées dans « Fate is the Hunter ». Dans la RAF, le C-87 fut le Liberator C Mk.VII.