Lockheed F-104: The Price of Leadership

SkyShips en Español · 28 janvier 2024 · 22:19 · espagnol · Documentaire

Vidéo de la chaîne SkyShips en Español sur Lockheed F-104 Starfighter, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 22:19. Langue : espagnol. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi il s'agit

Documentaire sur le Lockheed F-104 Starfighter, premier chasseur de série capable d'atteindre Mach 2, qui revient sur ses origines, son développement, son service et la mauvaise réputation qui lui valut des surnoms tels que « cercueil volant » ou « fabricant de veuves ».

Contexte historique

La guerre de Corée et l'apparition du MiG-15 convainquirent le Pentagone qu'il fallait des solutions radicales. Clarence « Kelly » Johnson, de Lockheed, conclut que les avions devaient voler plus haut et beaucoup plus vite, et dès 1952 l'entreprise étudia un monomoteur léger pour une altitude d'environ 20 km et au moins Mach 2. Ce projet, le L-246, remporta début 1953 le concours face aux propositions de Republic, North American et Northrop. Le XF-104 vola pour la première fois en mars 1954 sur la base Edwards, avec des moteurs J65 provisoires en attendant le J79 de General Electric ; les deux prototypes furent perdus pendant les essais. Du même fuselage, doté d'une aile longue et robuste, dérivait l'avion de reconnaissance U-2.

Faits marquants

Il avait une aile trapézoïdale très fine, avec des bords d'attaque d'environ 4 mm, un empennage en T, 15 m de longueur et 6,7 m d'envergure, et fut le premier à utiliser le canon rotatif M61 Vulcan. Les avions de série reçurent des cônes d'entrée d'air réglables, un contrôle de la couche limite et le J79, avec près de 70 kN en postcombustion. Le premier F-104A entra en service en 1958 et l'avion battit des records d'altitude (27 811 m en 1958 et 31 513 m l'année suivante) et de vitesse (2 259 km/h). La NASA utilisa douze exemplaires entre 1956 et 1994 ; en 1966, un F-104N fut perdu après une collision avec le XB-70 Valkyrie. Sa faible portance à basse vitesse, avec des décollages et des atterrissages entre 300 et 370 km/h, le rendait dangereux pour les pilotes ordinaires. Les États-Unis n'en reçurent que 296 sur les plus de 700 prévus, mais le F-104G, développé à la demande de l'Allemagne et construit sous licence, se vendit par centaines en Europe, où le taux d'accidents et les scandales de corruption coulèrent sa réputation. Le F-104S italien servit en Italie et en Turquie jusqu'au début du XXIe siècle. 2 578 exemplaires furent fabriqués, dont 741 par Lockheed.