Avro Lancaster, carga útil, torretas, estabilidad y más
Vidéo de la chaîne Greg's Airplanes and Automobiles sur Avro Lancaster, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 34:00. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Analyse technique de l'Avro Lancaster centrée sur son usage habituel comme bombardier stratégique nocturne, et non sur ses missions spéciales. L'auteur soutient que sa renommée d'après-guerre exagère ses capacités et examine, à l'aide de manuels d'époque, de textes d'aérodynamique et du livre de McKinstry, la position de l'aile, la double dérive, la soute à bombes et l'armement défensif.
Contexte historique
Le Lancaster est dérivé du bimoteur Avro Manchester, dont environ 200 exemplaires furent construits et dont les moteurs Rolls-Royce Vulture, en X, n'offrirent jamais la puissance ni la fiabilité attendues ; en pleine guerre, le choix se porta sur quatre Merlin, déjà éprouvés. En avril 1942, douze Lancaster attaquèrent de jour l'usine de moteurs de sous-marins MAN à Augsbourg, chacun emportant 4 000 livres de bombes. Les chasseurs allemands restèrent hors de portée des mitrailleuses de .303 et les attaquèrent avec des canons de 20 mm ; sept appareils furent abattus et les cinq qui revinrent étaient endommagés, l'un d'eux irréparable. Les dégâts causés à l'usine furent minimes, mais Churchill en fit de la propagande, et le chef de la formation, Nettleton, reçut la Croix de Victoria. Un taux de pertes de 58 % entraîna l'abandon du bombardement de jour avec cet appareil, au profit de l'amélioration des attaques nocturnes.
Faits marquants
L'aile, en position médiane-haute, apporte une stabilité latérale et permet une petite double dérive placée derrière les moteurs intérieurs, ce qui réduit la traînée, améliore le contrôle en cas de panne moteur et dégage le champ de tir de la tourelle dorsale. La soute, longue de 33 pieds et peu profonde, pouvait recevoir quatorze bombes de 1 000 livres : 14 000 livres contre 12 800 pour le B-17F et 13 200 pour le B-24, soit davantage, mais pas le double ni le triple. Elle était facile à modifier pour des armes spéciales, mais inaccessible en vol, ce qui empêchait de dégager une bombe coincée, et lente à charger avec un palan manuel de 112 livres. La tourelle ventrale, actionnée par périscope avec un champ de vision d'environ 20 degrés, fut supprimée en 1942. L'armement standard se composait de huit mitrailleuses de .303 réparties dans trois tourelles hydrauliques, chacune alimentée par une pompe reliée à un moteur ; certains exemplaires portaient la tourelle dorsale Martin ou la tourelle arrière Rose, toutes deux équipées de mitrailleuses de calibre .50, ou la FN 121 dotée d'un radar.
