A new perspective on the Apollo 1 disaster

Aldo Sterone - Aviation · 11 juillet 2024 · 47:28 · français · Documentaire

Vidéo de la chaîne Aldo Sterone - Aviation sur Apollo 1, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 47:28. Langue : français. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi ça parle

Analyse de l'incendie d'Apollo 1 réalisée par un vulgarisateur de l'aviation avec les méthodes de l'enquête sur les accidents aériens. L'auteur lui-même présente son explication comme spéculative : il recherche un lien entre l'odeur dont se plaignait l'équipage, l'atmosphère d'oxygène pur sous pression et le feu.

Contexte historique

Le 27 janvier 1967, à Cap Canaveral, Grissom, Chaffee et White répétaient dans la capsule un compte à rebours simulé. La capsule était montée sur un Saturn IB vidé de son carburant. Ils étaient allongés dans une cabine très exiguë, et l'écoutille nécessitait plusieurs manœuvres pour s'ouvrir. La radio tombait sans cesse en panne, et l'auteur rapporte la plainte de Grissom selon laquelle ils ne pouvaient même pas communiquer entre deux bâtiments. Selon la vidéo, l'équipage critiquait durement les sous-traitants, dont North American Aviation, le constructeur de la capsule. Grissom avait même envoyé à Joseph Shea, responsable des vaisseaux à la NASA, une photo où il feignait de prier devant une maquette.

Points marquants

L'auteur explique qu'en orbite la cabine devait contenir de l'oxygène pur à environ 0,3 atmosphère. Une structure capable de résister à une atmosphère complète face au vide aurait été trop lourde. Son hypothèse est que, pour reproduire au sol cette même différence de pression, la cabine a été remplie d'oxygène pur au-dessus de la pression atmosphérique, ce qui multipliait le risque de combustion. Pour l'odeur de lait suri, il propose deux origines : de la graisse de composants électriques ou d'une réparation en train de s'oxyder, ou des fuites du liquide de refroidissement au glycol, dont l'oxydation produit des acides comme l'acide glycolique et l'acide formique. Une fois le feu déclaré, la température et la pression ont grimpé, l'écoutille n'a pas pu s'ouvrir, et la cabine a fini par se rompre. Comme dernière possibilité, il évoque les petits propulseurs situés à la base de la capsule comme ayant aggravé l'incendie, car cette zone apparaît plus brûlée.