New Glenn - First Flight and Beyond
Vidéo de la chaîne Eager Space sur New Glenn, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 22:41. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Analyse de vulgarisation publiée après le premier vol de New Glenn, le lanceur lourd de Blue Origin. À partir de ce qui a été observé lors de ce vol et d'un ancien guide d'utilisation de la fusée, l'auteur construit un modèle de performances pour expliquer pourquoi la fusée a décollé si lentement, vérifier si elle peut tenir les charges utiles annoncées et évaluer ses perspectives commerciales.
Contexte historique
Le premier vol a été une réussite sur l'essentiel : le propulseur a fonctionné normalement, la séparation des étages s'est déroulée correctement, et le deuxième étage s'est allumé puis rallumé, comme l'a fait le Vulcan d'ULA lors de ses débuts. La tentative de récupération du premier étage a échoué au début de l'allumage de rentrée. Blue Origin publie peu de données, à la différence de SpaceX, ce qui oblige à estimer presque tout.
Chiffres marquants
Sur une course au décollage jusqu'à environ 380 pieds, le Falcon 9 met environ 9 secondes, le Saturn V d'Apollo 11 environ 10, et New Glenn environ 14 ; le Starship du vol 7 et le deuxième Vulcan, environ 9. Avec 7 m de diamètre, sept moteurs BE-4 au méthane et oxygène liquide sur le premier étage et deux BE-3U à hydrogène sur le second, l'auteur estime environ 1 380 tonnes d'ergols sur le premier étage et 240 sur le second. Réservoirs pleins, le rapport poussée-poids ressortirait à 0,93, insuffisant pour décoller, et plus d'un quart des ergols resterait au moment de la séparation des étages. Son hypothèse est que la fusée vole avec une charge partielle, autour de 80 %, et qu'elle est surdimensionnée pour profiter d'une future version plus puissante du BE-4. Son modèle avance 45 tonnes en orbite basse en mode réutilisable, environ 15 vers une orbite de transfert géostationnaire (Blue Origin annonce 13), 8 vers la Lune et 4 vers Mars.
Sur le plan économique, il rappelle que le coût par lancement dépend surtout de la cadence. Blue Origin a abaissé son objectif de 12 vols en 2025 à 10, un chiffre que l'auteur juge irréaliste face aux historiques d'Ariane 5, de Vulcan, d'Electron et de Falcon 9 ; il estime à environ trois le nombre de vols cette année-là, plus encore après l'enquête sur l'échec de la récupération. Il conclut en doutant de la capacité de l'entreprise à rivaliser en prix avec SpaceX et les autres lanceurs.
