Programme Gemini | Trajectory : Histoire de la conquête spatiale

Sciences Tube · 27 mai 2023 · 23:09 · français · Documentaire

Vidéo de la chaîne Sciences Tube sur Projet Gemini, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 23:09. Langue : français. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi ça parle

Épisode de la série « Trajectory » combinant quatre sujets : les premiers vols habités du programme Gemini, la phase finale de la sonde Venus Express de l'ESA, l'évolution des scaphandres jusqu'à l'EMU de la NASA, et le réseau d'antennes spatiales lointaines de l'ESA. Le segment Gemini occupe la première moitié.

Contexte historique

Une fois les possibilités de Mercury épuisées, la NASA avait besoin d'un programme intermédiaire pour maîtriser le rendez-vous et l'amarrage avant Apollo. Gus Grissom a participé au développement de la capsule biplace, capable de changer d'orbite et intégrant des systèmes repris des avions de chasse. Le Titan II de l'Armée de l'air utilisant des ergols hypergoliques stockables, la tour de sauvetage a été supprimée au profit de sièges éjectables, et l'aile Rogallo prévue pour l'atterrissage a été abandonnée. Après correction de l'effet pogo du lanceur, les vols sans équipage Gemini 1 et 2 ont eu lieu en 1964 et 1965. Pour renforcer son corps d'astronautes, la NASA en a recruté neuf en 1962 et quatorze l'année suivante. Cinq jours avant Gemini 3, l'Union soviétique a réalisé la première sortie dans l'espace, celle d'Alexeï Leonov, qui a failli ne pas pouvoir regagner son vaisseau.

Points marquants

Grissom et John Young ont piloté Gemini 3, baptisée Molly Brown. Ils ont démontré des changements de forme et de plan orbitaux et sont revenus après trois orbites. Gemini 4 a été lancée le 3 juin 1965 avec Jim McDivitt et Ed White : leur tentative de s'approcher du deuxième étage du lanceur a échoué, mais White a réalisé la première sortie extravéhiculaire américaine, propulsé par un pistolet à oxygène. C'était aussi la première mission dirigée depuis le nouveau centre de contrôle de Houston, avec des relèves en trois équipes pendant quatre jours. Le reste de l'épisode passe en revue les manœuvres de freinage atmosphérique de Venus Express, en orbite depuis 2006. Il aborde aussi l'EMU, conçu en 1974, avec 14 couches et plus de huit heures d'autonomie, face au scaphandre russe Orlan. Il se termine avec les antennes de 35 mètres de New Norcia, Cebreros et Malargüe, coordonnées depuis l'ESOC à Darmstadt.