U 2 Spy Planes
Vidéo de la chaîne USN Raptor sur Lockheed U-2, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 54:14. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Épisode documentaire télévisé consacré aux avions espions américains. Il se concentre sur le Lockheed U-2 et consacre une grande partie de ses images au SR-71 Blackbird, son successeur. Il mêle images d'opérations, interviews de pilotes, de personnel au sol et d'analystes, et images d'archives.
Contexte historique
Le documentaire commence avec la guerre de Bosnie : des pilotes d'U-2 décollant d'une piste du sud de la France surveillent le territoire depuis environ 15 milles d'altitude à la recherche de preuves photographiques de nettoyage ethnique. Selon le récit, à l'été 1995 ces images permettent aux États-Unis de dénoncer publiquement les crimes, et le directeur adjoint de la CIA John Gannon témoigne devant le Congrès. La vidéo rappelle que l'U-2 fut le premier avion conçu spécifiquement pour la CIA. Il a été développé en huit mois par l'équipe de Kelly Johnson à la Skunk Works de Lockheed, a volé pour la première fois en 1955 et a confirmé la présence de missiles soviétiques à Cuba. En 1960, l'Union soviétique abat par missile le pilote Francis Gary Powers. Cet incident pousse la CIA à chercher un avion plus rapide et volant plus haut, d'où naît le SR-71, commandé à la fin de 1961. L'épisode reconstitue les missions du Blackbird pendant la guerre d'octobre 1973 : des sorties d'environ dix heures depuis la base de Griffiss, dans l'État de New York, avec onze ravitaillements en vol. Les États-Unis ont partagé les photographies avec l'Égypte, Israël et la Syrie.
Faits marquants
L'U-2 vole vers 70 000 pieds dans une marge de vitesse très étroite, le fameux « coin du cercueil ». Ses pilotes portent des combinaisons pressurisées comme celles des astronautes, enchaînent des missions pouvant durer jusqu'à neuf heures et atterrissent avec l'aide d'un autre pilote qui les suit en voiture sur la piste. Au décollage, l'avion largue ses roulettes d'aile auxiliaires. Pour le SR-71, le documentaire met en avant les moteurs Pratt & Whitney J58, une vitesse de croisière d'environ 3 200 pieds par seconde, une structure presque entièrement en titane qui chauffe en vol, et des réservoirs qui goutent au sol. Il explique aussi son équipage de deux personnes, pilote et officier de reconnaissance, et la nécessité de se ravitailler immédiatement après le décollage. La fin aborde les mystérieux bangs supersoniques enregistrés en Californie, la photographie d'une traînée en forme de chapelet prise au-dessus d'Amarillo et les projets secrets de la Zone 51.
