Why This Million-Dollar Plane Kept Melting Its Own Engines: Douglas DC-7
Vidéo de la chaîne Jet Deck sur Douglas DC-7, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 23:47. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi ça parle
Documentaire narré sur le Douglas DC-7 expliquant pourquoi il a été créé et pourquoi son moteur lui a causé tant de problèmes. La vidéo soutient que l'avion est né pour un seul objectif commercial : traverser les États-Unis vers l'ouest en moins de huit heures. Elle consacre la plus grande partie de son temps au moteur Wright R-3350 Turbo-Compound, à son entretien, au travail de l'équipage en cabine et à l'expérience des passagers, et se termine avec la version DC-7C et le retrait de l'appareil à l'arrivée des réacteurs.
Contexte historique
Selon la vidéo, la Civil Aeronautics Board obligeait à emporter un équipage de relève sur les vols intérieurs de plus de huit heures, et les vols vers l'ouest contre le vent dépassaient cette limite. Lorsque TWA commença à exploiter le Lockheed L-1049 Super Constellation, C.R. Smith, président d'American Airlines, fit pression sur Donald Douglas pour qu'il construise un avion plus rapide, menaçant de confier la commande à Lockheed. Douglas accepta bien qu'il prévoyait l'arrivée prochaine des réacteurs. Pour les lignes transatlantiques de Pan Am et de BOAC, le DC-7C « Seven Seas » fut développé et entra en service en 1956. L'arrivée du Boeing 707 chez Pan Am en octobre 1958, suivie du DC-8, rendit l'appareil obsolète : de nombreux exemplaires furent convertis en cargos DC-7F et, entre la fin des années 1960 et le début des années 1970, finirent stockés dans des casses du sud-ouest des États-Unis.
Faits marquants
Le DC-7 reprenait le fuselage du DC-6B, allongé de 40 pouces jusqu'à un peu moins de 109 pieds, et affichait une masse maximale au décollage de 122 200 livres. Chacun de ses quatre moteurs R-3350 à 18 cylindres récupérait l'énergie des gaz d'échappement grâce à trois turbines, tournant à 19 000 tr/min et reliées au vilebrequin par des couplages hydrauliques. Ces turbines apportaient environ 550 chevaux et portaient la puissance au décollage à 3 400 chevaux, mais soumettaient le moteur à des températures extrêmes : soupapes d'échappement brûlées, consommation d'huile de deux à trois gallons par heure et par moteur, 144 bougies par avion et flammes visibles de nuit. La vidéo indique une vitesse de croisière d'environ 360 mph, contre 340 pour le Constellation. Pour le DC-7C, elle précise qu'un tronçon d'aile de 10 pieds fut ajouté, que la capacité de carburant passa de 5 512 à 7 824 gallons et que l'autonomie dépassait 4 600 milles.
