Junkers Ju88 - The Luftwaffe's Flying Swiss Army Knife!
Vidéo de la chaîne World of Warbirds sur Junkers, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 28:18. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Épisode du podcast World of Warbirds, présenté par Brian Pierce, consacré au Junkers Ju 88 : son origine comme bombardier rapide, son évolution au combat et la longue série de variantes qui en firent un avion polyvalent pour la Luftwaffe.
Contexte historique
Le Ju 88 naît du concept allemand de Schnellbomber, un bombardier assez rapide pour n'avoir pas besoin d'escorte. Après le He 70 et le Do 17, le RLM demanda en 1934 un avion capable de tenir 500 km/h pendant 30 minutes avec 500 à 800 kg de bombes. Henschel concourut avec le Hs 127, Messerschmitt avec le Bf 162 et Junkers avec deux projets jumeaux, le Ju 85 à double dérive et le Ju 88 à dérive unique ; ce dernier fut retenu, plus léger, avec moins de traînée et mieux adapté au bombardement en piqué. Il était équipé de moteurs Jumo 211 V12 à refroidissement liquide, avec des radiateurs annulaires leur donnant l'aspect de moteurs en étoile. Le prototype V1 vola le 21 décembre 1936 et atteignit environ 580 km/h, mais les freins de piqué, le renforcement structurel et un quatrième membre d'équipage lui firent perdre de la vitesse, et au déclenchement de la guerre seuls 12 exemplaires étaient en service.
Il combattit en Pologne, en Norvège (le 9 avril 1940 des appareils du KG 30 endommagèrent le HMS Rodney et coulèrent le HMS Gurkha), en France, dans la bataille d'Angleterre, où 303 furent perdus, et sur le front de l'Est, et se distingua dans la lutte antinavire. En septembre 1940, un Ju 88 A-1 se posa en urgence à Graveney Marsh (Kent) et les Britanniques étudièrent son viseur de piqué BZA avec Stuvi, qui calculait le point d'impact et sortait automatiquement l'avion du piqué.
Chiffres clés
Entre 15 000 et 16 000 Ju 88 furent construits, dont environ 9 000 de la série A. Parmi les variantes figurent le torpilleur A-17, le chasseur lourd C (3 200 à 3 500 exemplaires), le chasseur de nuit G (environ 2 900, avec moteurs BMW 801D et canons Schräge Musik), le reconnaissance D (environ 1 450), le S, allégé et équipé de moteurs Jumo 213A et d'injection GM-1, qui atteignit 382 mph contre 415 pour le Mosquito, le H de patrouille atlantique, les P armés de canons antichars et son emploi comme bombe volante dans le programme Mistel.
