Megaestructuras, Airbus A380, DOCUMENTAL

emixon froilan pineda · 9 octobre 2014 · 45:09 · espagnol · Documentaire

Vidéo de la chaîne emixon froilan pineda sur Airbus A380, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 45:09. Langue : espagnol. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi ça parle

Premier épisode d'une série documentaire de Megastructures sur la construction de l'Airbus A380, tourné à partir de 2003, environ 20 mois avant le premier vol. Il suit la fabrication des grandes pièces de l'avion dans plusieurs usines européennes et leur transport par mer, par fleuve et par route jusqu'à la chaîne d'assemblage final de Toulouse.

Contexte historique

L'épisode commence au Salon du Bourget de juin 2003 et présente Airbus, née dans les années 60 de l'union de l'Espagne, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne pour concurrencer Boeing. Son premier avion a volé le 28 octobre 1972, et son plus grand modèle en service était alors l'A340-600, pour 380 passagers. Le projet, d'abord appelé A3XX, est parti d'esquisses combinant des fuselages d'A340, ou d'A340 et d'A320. Elles ont été écartées en raison de la lenteur de l'évacuation ou du manque d'espace à l'étage supérieur, et on a opté pour une conception entièrement nouvelle avec deux ponts complets. Le documentaire le présente comme une réponse au Boeing 747, dont la conception avait alors plus de 30 ans, sur un marché dont la demande double tous les 15 ans.

Faits marquants

À Broughton, dans le nord du Pays de Galles, une équipe détache la première aile, de 36 mètres et fabriquée avec des tolérances inférieures au demi-millimètre, de son support. L'opération est retardée par un boulon oublié qui bloquait un collier. À Hambourg, des sections de fuselage sont assemblées avec des poutres de plancher en fibre de carbone venues du Japon, et la queue, également en fibre de carbone, est fabriquée en Espagne. Le nouveau responsable de l'ingénierie des aménagements intérieurs hérite d'un service en retard de trois mois et travaille avec des maquettes de cabine, des couchettes pour 12 membres d'équipage et des coffres à bagages de 50 kg. Comme presque aucune pièce ne tenait dans le Beluga, une équipe dirigée par Jesús Morales a conçu un itinéraire combiné : bateau jusqu'à Pauillac, 100 km en barge sur la Garonne sous le Pont de Pierre de Bordeaux, et 245 km par route en trois nuits. L'aile descend en barge sur la rivière Dee et passe sous le premier pont avec 50 cm de marge. Le convoi du fuselage, large de 7,30 mètres, traverse Lévignac avec 50 cm de libre de chaque côté. Le hall d'assemblage final de Toulouse a coûté 345 millions d'euros et mesure 500 sur 250 mètres. Pour rentabiliser l'investissement, Airbus devait vendre 250 avions à 210 millions d'euros chacun.