Le saviez-vous…

Combien de temps met un avion pour atterrir ?

Réponse directe

Un avion de ligne met environ 20 à 30 minutes entre le début de sa descente depuis le niveau de croisière et le toucher des roues, le point de descente se situant à 150-200 km de l'aéroport. L'approche finale, train et volets sortis, dure les 3 à 5 dernières minutes, et le roulage à l'atterrissage jusqu'à la vitesse de circulation dure 30 à 60 secondes, sur 1 500 à 2 500 m de piste.

Combien de temps met un avion pour atterrir ?
Douglas DC-8 72 juste avant l'atterrissage

La descente commence bien plus tôt qu'il n'y paraît

Lorsque le commandant annonce le début de la descente, l'avion se trouve généralement encore à 11 000-12 000 m (36 000-39 000 pieds) et à plus de 150 km de l'aéroport. Les pilotes calculent le point de début de descente avec une règle simple : il faut environ trois milles nautiques de distance pour chaque millier de pieds à perdre, ce qui donne une descente continue d'environ 3 degrés. Depuis le niveau de croisière, cela représente entre 100 et 120 milles nautiques (185-220 km) et environ 20 à 25 minutes avec les moteurs proches du ralenti. Une descente continue, sans paliers, économise du carburant et réduit le bruit, et c'est ce que les contrôleurs tentent de permettre lorsque le trafic le permet. Sous 3 000 m (10 000 pieds), la vitesse est limitée dans de nombreux espaces aériens à 250 nœuds (463 km/h), ce qui allonge légèrement la phase finale.

L'approche : configurer l'avion

À environ 20-30 km de la piste, l'avion intercepte la trajectoire d'approche, généralement guidé par un ILS ou par navigation satellite, et commence à sortir les volets par étapes. Le train d'atterrissage descend entre 2 000 et 1 500 pieds au-dessus du sol, et une fois l'avion dans sa configuration finale, il ralentit jusqu'à sa vitesse de référence d'atterrissage, qui pour un monocouloir est d'environ 130-145 nœuds (240-270 km/h) selon la masse. L'approche finale stabilisée, depuis environ 1 000 pieds jusqu'au seuil de piste, dure entre trois et cinq minutes ; durant ce segment, les procédures exigent que la vitesse, la configuration, la trajectoire et le taux de descente soient déjà établis. Si quelque chose ne va pas, la bonne décision est de remettre les gaz et de remonter.

L'arrondi, le toucher des roues et le freinage

À environ 6-9 m (20-30 pieds) au-dessus de la piste, le pilote relève légèrement le nez pour réduire le taux de descente, ce qu'on appelle l'arrondi, et l'avion touche la piste sur le train principal entre 300 et 600 m après le seuil, dans la zone de toucher des roues marquée. À partir de là, trois systèmes entrent en action : les spoilers, qui se déploient sur l'aile pour annuler la portance et faire porter le poids sur les roues ; les freins, souvent réglés sur un niveau de freinage automatique présélectionné ; et l'inversion de poussée, qui redirige vers l'avant une partie du jet des moteurs. Un avion de ligne ralentit d'environ 250 km/h à la vitesse de circulation en 30 à 60 secondes sur 1 500-2 500 m, selon la masse, la piste sèche ou mouillée, l'altitude de l'aéroport et le vent. La certification exige des distances d'atterrissage plus courtes que la piste disponible, avec des marges de sécurité, et les compagnies aériennes ajoutent d'autres facteurs dans l'exploitation quotidienne.

Ce qui change selon l'avion et l'aéroport

Un petit avion atterrit à 100 km/h et s'arrête en 300-400 m ; un gros-porteur à sa masse maximale à l'atterrissage a besoin d'une piste nettement plus longue, et ses freins dissipent une énergie bien plus importante, ce qui peut faire grimper la température des roues. Les aéroports en haute altitude, comme ceux des Andes ou certains en Afrique, allongent les distances car l'air plus raréfié impose des vitesses réelles plus élevées. Et la partie que les passagers remarquent le plus, le roulage jusqu'à la porte d'embarquement, peut prendre de deux minutes à plus d'un quart d'heure dans les très grands aéroports.

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