The Tiny Fighter That Terrified The Luftwaffe: Yakovlev Yak-3

IHYLS · 6 février 2024 · 30:10 · anglais · Documentaire

Vidéo de la chaîne IHYLS sur Yakovlev, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 30:10. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi ça parle

Documentaire de vulgarisation sur le Yakovlev Yak-3, chasseur soviétique de la Seconde Guerre mondiale. Il commence par une digression sur la façon dont sont numérotées les désignations d'avions, pour expliquer pourquoi un avion de 1944 a reçu un numéro aussi bas. Il retrace ensuite son origine dans le Yak-1, ses performances, son parcours au combat et ses dérivés.

Contexte historique

Avant d'entrer en guerre en 1941, l'Union soviétique voulait remplacer des avions comme l'I-16 et commanda des prototypes de chasseur à plusieurs concepteurs : l'I-26 de Yakovlev, l'I-200 de MiG et l'I-301 de LaGG. L'I-26 vola en février 1940, se révéla le meilleur des trois et devint le Yak-1. Il y eut un premier « Yak-3 », le prototype I-30, avec des ailes métalliques et des becs de bord d'attaque, mais il fut abandonné en 1941 après l'invasion allemande pour ne pas consommer d'aluminium. En 1942 prit forme le Yak-1M, un Yak-1 allégé : l'envergure passa de 10 à 9,2 m et les radiateurs d'huile furent déplacés à l'emplanture des ailes. Le moteur M-107 prévu posa des problèmes constants, si bien que le M-105PF-2 fut adopté. Après des essais satisfaisants, en octobre 1943 le Yak-1M fut mis en production sous la désignation, alors libre, de Yak-3. Les premiers exemplaires furent livrés début 1944.

Données marquantes

Le Yak-3 mesurait 8,5 m de long, 9,2 m d'envergure et 2,42 m de haut, et était armé d'un canon de 20 mm et de deux mitrailleuses de 12,7 mm. Les avions de série sortirent avec une finition moins soignée que les prototypes et perdirent un peu de vitesse et de taux de montée. La vidéo cite un rapport soviétique du 16 juillet 1944 : 18 Yak-3 auraient affronté 24 avions allemands, avec 15 appareils abattus pour une seule perte. La vidéo elle-même prévient que ces rapports ont tendance à exagérer. L'unité française qui combattit sur le front de l'Est reçut le Yak-3 en octobre 1944 et obtint avec lui entre 99 et 119 de ses 273 victoires confirmées.

Son domaine était la basse altitude. Au niveau de la mer, il atteignait 345 mph, contre 330 pour le Bf 109G, et bouclait un virage à 360 degrés en 16 ou 17 secondes, contre 19 à 22 pour le chasseur allemand. Ses points faibles étaient une structure peu résistante aux grandes vitesses, un train d'atterrissage pneumatique peu fiable et une protection limitée. De la mi-1944 à la fin de la guerre, 210 exemplaires furent perdus au combat. Parmi ses dérivés figurent le Yak-3 à moteur VK-108, qui atteignit 463 mph mais se révéla peu fiable, et une version à moteur en étoile, qui atteignit 438 mph mais arriva en octobre 1945, la guerre déjà terminée. Le dernier est le réacteur Yak-15, avec un moteur allemand Jumo copié sous la désignation RD-10, qui évolua vers le Yak-17.