Pom Pom | Vickers' 40mm anti-aircraft firestorm

Armoured Archivist · 6 décembre 2020 · 25:43 · anglais · Documentaire

Vidéo de la chaîne Armoured Archivist sur Vickers, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 25:43. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi il s'agit

La vidéo réunit les témoignages de vétérans de la Royal Navy britannique ayant servi sur les pom-pom, des canons antiaériens multiples de deux livres fabriqués par Vickers. Les témoignages sont entrecoupés d'extraits de films d'instruction et d'actualités de la Seconde Guerre mondiale. Les interviewés expliquent comment l'arme était utilisée, quels problèmes elle posait et comment ils l'ont vécue au combat.

Contexte historique

Le pom-pom équipait des versions à huit et à quatre tubes, embarquées sur des navires de guerre et des escortes de convois. D'après les témoignages, sa fonction était moins de toucher les cibles que de dresser un rideau de feu face aux bombardiers en piqué et aux avions torpilleurs. Les vétérans se souviennent des attaques aériennes contre les convois, annoncées par des avions Focke-Wulf qui tournaient à distance autour de la formation et signalaient son cap. Ils décrivent aussi la formation des artilleurs antiaériens : cours sur les munitions, reconnaissance des silhouettes d'avions et règle consistant à toujours tirer devant la cible.

Points clés

Les interviewés mentionnent une cadence de tir de 120 coups par minute, un refroidissement par eau et par air, et une portée d'environ mille yards. La dotation comprenait un pointeur en hausse, un pointeur en direction, le chef de pièce et plusieurs pourvoyeurs. Ceux-ci engageaient des bandes de 14 obus provenant d'un casier de munitions à usage immédiat. Des manettes d'interruption permettaient de faire taire certains tubes pour économiser les munitions.

Parmi les problèmes, ils décrivent la séparation de la douille et de l'obus lors de l'extraction de la cartouche de la bande, ce qui bloquait la culasse. Il y avait aussi l'eau de refroidissement, qui chauffait jusqu'à faire sauter les bouchons de liège des tubes.

Un vétéran se souvient d'un directeur de tir à visée gyroscopique, si sensible qu'il fut retiré de son navire. D'autres visaient à l'aide d'un viseur annulaire réglé pour 300 nœuds et calculaient eux-mêmes la correction. Un autre raconte comment son pom-pom ouvrit le feu sur une torpille humaine qui approchait parmi les naufragés de dragueurs de mines coulés.