Su-57: Fiasco or Prodigy?
Vidéo de la chaîne Synchronized sur Sukhoi Su-57, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 34:40. Langue : espagnol. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi ça parle
Analyse approfondie du Sukhoi Su-57 qui se demande s'il s'agit d'un échec gonflé par la propagande ou d'un système encore en maturation. La vidéo aborde son origine, son aérodynamique, sa signature radar, ses capteurs, sa propulsion, son armement, les exportations et son emploi en Ukraine, avant de conclure par le bilan personnel de l'auteur.
Contexte historique
L'avion est issu du programme PAK FA, destiné à remplacer le MiG-29 et le Su-27. En juillet 2003, le ministère de la Défense russe a choisi la proposition T-50 de Sukhoi face à celle de Mikoyan. Le concept a été approuvé en 2004 et le prototype T-50-1 a volé pour la première fois le 29 janvier 2010. Il a reçu la désignation Su-57 en août 2017, a été testé en Syrie en 2018, et en mai 2019 a obtenu un contrat de série pour 76 appareils jusqu'en 2028. Un accident en décembre 2019 a retardé son entrée en service jusqu'au 25 décembre 2020. En avril 2018, l'Inde a abandonné son dérivé FGFA en raison de désaccords sur les coûts, le transfert de technologie et la maturité de l'appareil. L'Algérie apparaît comme le probable premier client à l'export, bien qu'au moment de la vidéo il n'existe aucune confirmation documentaire publique.
Points clés
À la fin de 2024, l'auteur estime la flotte documentée à environ 29 appareils de série et 10 prototypes. Il met en avant les LEVCON, des surfaces mobiles à l'emplanture de l'aile qui, combinées à la poussée vectorielle, confèrent à l'appareil sa supermanœuvrabilité. Selon le brevet de Sukhoi qu'il cite, la RCS moyenne visée est de 0,1 à 1 m², contre 10 à 15 m² pour le Su-27. Par un calcul fondé sur l'équation radar, il conclut que le Su-57 serait détecté entre 3,2 et 3,5 fois plus près qu'un Su-27, tout en restant moins furtif que le F-22 ou le F-35. Il décrit le radar N036 Byelka, à trois antennes AESA, les panneaux en bande L des bords d'attaque et le complexe électro-optique 101KS Atoll, qui inclut des contre-mesures infrarouges dirigées. Son point faible est la propulsion : l'AL-41F1 actuel attend toujours l'AL-51F1, qui a volé pour la première fois en 2017. Parmi ses armes figurent les missiles R-37M, R-77M, R-74M2, Kh-59MK2 et Kh-69. En Ukraine, il s'est limité à tirer des armes depuis l'espace aérien russe, et un exemplaire a été détruit au sol lors d'une attaque de drones.
