„F-4 PHANTOM II FLUGEIGENSCHAFTEN“ 1960 MCDONNELL DOUGLAS DÜSENJÄGER PROMOFILM 23354
Vidéo de la chaîne PeriscopeFilm sur McDonnell Douglas F-4 Phantom II, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 30:48. Langue : anglais. Type de vidéo : Archives.
Ce que montre le film
Film d'instruction sur les caractéristiques de vol du McDonnell Douglas F-4 Phantom II, présenté sous la forme d'une réunion de travail : un pilote instructeur passe en revue avec le scénariste et le dessinateur la première ébauche du scénario d'un film pédagogique d'une demi-heure. À l'aide de croquis réalisés en direct, de diapositives, d'animations projetées sur un visualiseur et d'images de vol, il aborde l'angle d'attaque (AOA), défini comme l'angle entre la corde de l'aile et le vent relatif et mesuré en unités, ainsi que ses alertes en cabine : indicateur, indexeur, tonalité sonore et vibreur de la pédale de palonnier gauche, qui se déclenche à 22,3 unités. Il traite ensuite de l'effet dièdre, du lacet inverse, du décollage, des régimes subsonique, transsonique et supersonique, de l'atterrissage et, enfin, du décrochage, de la sortie de contrôle et de la vrille. Des séquences anciennes d'engins volants manqués sont intercalées avec humour.
Quand et où il a été tourné
La narration ne donne ni date ni lieu de tournage. Elle évoque le stabilisateur à fente du modèle E comme un élément déjà existant, et la partie consacrée à la vrille réutilise des extraits d'un autre film de formation, Unload for Control, sur les essais en vrille du F-4 à Edwards.
Contexte
L'idée centrale est de surveiller l'excès d'angle d'attaque. En dessous de 15 unités, l'avion se pilote aux ailerons comme un T-38 ou un F-104. Au-dessus de ce chiffre, il faut coordonner le roulis avec le palonnier, et à AOA élevé le pilote doit centrer le manche et n'utiliser que le palonnier pour le roulis. Le régime transsonique commence à Mach 0,92 : le déplacement du centre aérodynamique durcit le manche à l'accélération et l'allège à la décélération depuis le supersonique, ce qui peut provoquer le « Mach tuck ». En supersonique, la force au manche avoisine les 10 livres par g, contre 3 ou 4 en subsonique, et à haute altitude le stabilisateur limite la manœuvre. Pour l'atterrissage, on utilise 19,2 unités et les volets sortis à fond, avec contrôle de couche limite ; sans volets, la vitesse augmente d'environ 22 nœuds. Le décrochage survient entre 26 et 30 unités, et la vrille à plat est irrécupérable, ce qui oblige l'équipage à s'éjecter.
