The B-52 Bomber (Combat Aircraft)
Vidéo de la chaîne Mathew Ratliff sur Boeing B-52 Stratofortress, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 49:55. Langue : espagnol. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Épisode d'une série documentaire du début des années 1990, doublé en espagnol, consacré au Commandement aérien stratégique des États-Unis et à son bombardier le plus ancien en service, le B-52. Il mêle narration, images d'opérations et témoignages d'équipages de la 416e escadre, basée à Griffiss (Rome, État de New York), où l'avion était affecté depuis janvier 1960.
Contexte historique
Le documentaire distingue les opérations stratégiques des tactiques et explique que le bombardier fut la seule arme de dissuasion nucléaire jusqu'à ce que, dans les années 1960, les missiles balistiques intercontinentaux et les sous-marins complètent la triade. Il présente le B-52 de 1955 comme le premier bombardier à réaction à portée intercontinentale, héritier du B-17, du B-36 et du B-47. Lorsque les missiles antiaériens sont devenus la principale menace, l'armée de l'air a renoncé à le remplacer par le B-70 supersonique et a changé de tactique : attaque à basse altitude, leurres Quail et missiles SRAM pour ouvrir des couloirs dans les défenses. Au Vietnam, il a largué des bombes conventionnelles lors des missions Arc Light à partir de 1965 et de la campagne Linebacker II de 1972. Plus tard, le missile de croisière ALCM lui a permis de frapper à distance tandis que le B-1B et le furtif B-2 assuraient la pénétration.
Points forts
Les témoignages décrivent un avion tant de fois reconstruit qu'il ne conserve presque aucune pièce d'origine, avec deux versions en service, la G et la H, cette dernière équipée d'un turbofan moins gourmand et offrant plus d'autonomie. L'équipage compte six membres : pilote, copilote, officier de guerre électronique, mitrailleur, navigateur et officier systèmes ; le canon de queue de 20 mm est piloté par radar depuis le cockpit. Une large part est consacrée au ravitaillement par le KC-135, dérivé du Boeing 707, qui transfère environ 4 000 litres par minute. Pendant la guerre du Golfe, des B-52 décollés de Barksdale (Louisiane) ont volé 34 heures sans escale pour lancer des missiles de croisière sur l'Irak, tandis que d'autres ont opéré depuis Fairford, Morón et Diego Garcia lors de missions d'environ 17 heures, d'abord à basse altitude et de nuit, puis à haute altitude ; selon le documentaire, ils ont largué 30 % des bombes. Après la guerre froide, l'alerte permanente a été assouplie et le Commandement aérien stratégique a été absorbé par l'Air Combat Command.
