Apollo 7 astronaut Walt Cunningham

CiC16TV · 20 juin 2019 · 41:29 · anglais · Actualité

Vidéo de la chaîne CiC16TV sur Apollo 7, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 41:29. Langue : anglais. Type de vidéo : Actualité.

Ce qui est annoncé

Conférence avec séance de questions où Walt Cunningham, membre de l'équipage d'Apollo 7, s'entretient avec un public d'écoliers. La présentation rappelle les onze jours de la mission et ses plus de 260 heures dans l'espace ; à partir de là, l'astronaute préfère répondre aux questions plutôt que de faire un exposé, et revient sur son parcours, son entraînement et la vie à bord.

Contexte

Cunningham raconte qu'il a servi dans la Marine puis comme pilote de chasse de nuit dans le Corps des Marines en Corée, qu'il a commencé l'université à UCLA à 25 ans et qu'il a obtenu un master de physique tout en travaillant à temps partiel à la RAND Corporation ; sa sélection par la NASA l'a empêché de terminer son doctorat. Sa promotion, de 14 astronautes, a porté le total à 30, et il a passé huit ans à la NASA. Affecté avec Schirra et Eisele à Apollo 2, la mission a été annulée et l'équipage est devenu la réserve d'Apollo 1. Il explique qu'ils avaient effectué presque le même essai sur ce vaisseau la nuit précédant l'incendie qui a tué Grissom, White et Chaffee, mais avec l'écoutille ouverte. Environ 21 mois plus tard, ils ont effectué la première mission habitée du programme, après près de trois ans de préparation. Il se souvient aussi avoir suivi à la radio de la voiture, le 5 mai 1961, le lancement d'Alan Shepard, avec qui il partageait un bureau deux ans plus tard.

Ce que cela implique

Sur le vol, il raconte l'arrêt du compte à rebours pour changer la pression d'un réservoir, les rhumes à bord et les frictions avec le contrôle au sol, ainsi qu'une rentrée dans les nuages depuis environ 40 000 pieds où ils ne voyaient pas les parachutes et chronométraient la vitesse de descente jusqu'à sortir des nuages vers 500 pieds. Après l'amerrissage, la capsule s'est retrouvée inversée et il a fallu gonfler les sacs pour la redresser. Il indique qu'aller aux toilettes était le pire moment dans l'espace, compare la gravité lunaire à celle de la Terre et évoque la dépendance envers la Russie pour rejoindre la station spatiale. Il recommande aux écoliers au moins quatre ou cinq ans d'université, des langues et des efforts personnels, et défend l'égalité des chances plutôt que l'égalité des résultats.