Le saviez-vous…
À quelle vitesse atterrit un Boeing 737 ?
Réponse directe
Un Boeing 737 atterrit à environ 130-145 nœuds (240-270 km/h) en vitesse indiquée, volets 30 ou 40 et train sorti. Le chiffre exact, la vitesse de référence VREF, est calculé pour chaque vol selon la masse : un 737-800 léger peut approcher sous 130 kt, tandis qu'à la masse maximale à l'atterrissage il peut dépasser 145 kt.

Une vitesse recalculée à chaque vol
Sur le 737, comme sur tout avion de transport, l'équipage n'atterrit pas à une vitesse fixe mais à VREF, la vitesse de référence à l'atterrissage, que l'ordinateur de gestion de vol calcule à partir de la masse d'atterrissage prévue et du braquage de volets sélectionné. Elle représente 1,23 fois la vitesse de décrochage dans cette configuration, une marge imposée par la certification. On ajoute à VREF la moitié de la composante de vent de face plus la totalité des rafales, avec un minimum de 5 kt et un maximum de 20, pour obtenir la vitesse d'approche maintenue jusqu'au franchissement du seuil de piste à environ 15 m (50 ft).
Chiffres typiques selon la version
Un 737-800 de 60 tonnes avec volets 30 a une VREF proche de 140 kt (260 km/h) ; avec volets 40, elle baisse d'environ 5 kt, et près de la masse maximale à l'atterrissage de 66 tonnes, elle avoisine 147 kt. Le 737-700, plus léger, approche entre 125 et 135 kt, et le 737 MAX 8 affiche des valeurs semblables à celles du -800 à masse égale. Dans tous les cas, la vitesse sol au toucher des roues est plus basse en présence d'un vent de face, et elle détermine la longueur de la course à l'atterrissage.
Ce qui se passe en atterrissant plus vite ou plus lentement
Arriver trop vite prolonge l'arrondi, fait flotter l'avion et consomme de la piste : chaque tranche de 10 kt supplémentaire peut ajouter plusieurs centaines de mètres. Arriver en dessous de VREF réduit la marge au-dessus du décrochage et augmente le taux de descente, ce qui peut provoquer un atterrissage dur. C'est pourquoi les procédures considèrent comme instable toute approche s'écartant de plus de quelques nœuds de la vitesse cible en dessous de 300 m (1 000 ft), auquel cas la bonne décision est de remettre les gaz et de retenter l'approche.
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