Le saviez-vous…
À quelle altitude vole un Airbus A320 ?
Réponse directe
Un Airbus A320 croise entre 9 000 et 12 000 m (environ 30 000 à 39 000 ft). Son altitude maximale d'exploitation est d'environ 12 000 m (39 100 à 39 800 ft selon la version) ; l'A319, plus léger, atteint 12 500 m (41 000 ft). Sur les courtes lignes, il reste souvent sous 10 000 m car monter plus haut n'en vaut pas le temps.

Altitudes de croisière habituelles
Sur une étape moyen-courrier d'une à trois heures, l'A320 atteint sa croisière entre 10 000 et 11 600 m (FL330-FL380) environ vingt minutes après le décollage. Le niveau exact est déterminé par l'équipage à l'aide du calculateur de gestion de vol, qui calcule l'altitude optimale en fonction du poids prévu, de la température et du vent ; le contrôle aérien le confirme ensuite ou en attribue un autre pour assurer la séparation du trafic. Sur des trajets de moins d'une heure, comme Madrid-Barcelone ou Paris-Londres, il est courant de croiser à 8 000 ou 9 000 m, car monter plus haut prendrait presque autant de temps que la croisière elle-même et ne ferait pas économiser de carburant.
L'altitude maximale certifiée
L'A320 classique est certifié jusqu'à 39 100 ft (11 900 m), extensible à 39 800 ft (12 100 m) sur les versions disposant de cette option, et l'A320neo reprend ce dernier chiffre. L'A319, avec un fuselage plus court et un poids plus faible, atteint 41 000 ft (12 500 m). Ce plafond n'est pas une limite aérodynamique absolue mais une limite de pressurisation : la structure garantit un différentiel de pression qui maintient la cabine à une altitude équivalente d'environ 2 400 m (8 000 ft). Au-delà, les marges de vitesse se réduisent et les moteurs CFM56, V2500 ou LEAP perdent rapidement de la poussée.
Comparaison avec d'autres appareils
Les long-courriers comme l'A350 ou le Boeing 787 sont certifiés jusqu'à 13 100 m (43 000 ft) et exploitent cette marge sur des vols de plus de dix heures, lorsque les économies de carburant liées au vol à haute altitude deviennent rentables. Sur l'A320, conçu pour les trajets courts et moyens, la priorité est l'efficacité pendant la montée et la descente, si bien qu'un plafond plus modeste suffit. Les jets régionaux et les turbopropulseurs, en revanche, dépassent rarement 8 000 m.
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