Skyroot Founders Exclusive On Vikram-1: The Journey Behind India's First Private Orbital Rocket
Vidéo de la chaîne India Today sur Vikram-I, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 23:22. Langue : anglais. Type de vidéo : Actualité.
Ce qui est annoncé
Entretien d'India Today avec les fondateurs de Skyroot Aerospace, Pawan Kumar Chandana et Naga Bharat Daka, anciens scientifiques de l'ISRO, au lendemain du lancement de Vikram-1, la première fusée orbitale indienne développée par le secteur privé. Les deux hommes racontent la tension de la montée, étape par étape, depuis le décollage et les séparations d'étages jusqu'au déploiement des satellites. Ils soulignent que la fusée a atteint l'orbite dès la première tentative et qu'elle a été construite par une équipe dont l'âge moyen est de 28 ans.
Contexte
Chandana et Daka sont entrés à l'ISRO dans la même promotion, en 2012, venant de l'IIT Kharagpur et de l'IIT Madras. Ils se sont rencontrés au centre spatial Vikram Sarabhai de Thiruvananthapuram, où ils ont partagé un appartement. L'un est ingénieur mécanicien, l'autre ingénieur électronicien. Ils ont fondé Skyroot en 2018, alors qu'il n'existait encore ni politique, ni financement, ni talents privés pour les entreprises spatiales en Inde.
Ils attribuent ce changement à l'ouverture du secteur, à la création d'IN-SPACe, le régulateur qui a autorisé le lancement, et à un fonds public pour la technologie spatiale. Selon Daka, après les réformes, le secteur compte entre 300 et 400 start-up. Chandana explique que Vikram-1 a compté environ 400 fournisseurs, tous indiens, et que plus de 95 % du personnel n'avait jamais travaillé dans le secteur spatial auparavant.
Le nom de la famille de fusées rend hommage à Vikram Sarabhai, et les sous-systèmes et moteurs portent les noms de scientifiques comme Satish Dhawan ou Abdul Kalam. Le précédent fut la fusée suborbitale Vikram-S, lancée le 18 novembre 2022.
Ce que cela implique
Pour les fondateurs, l'Inde devient le troisième pays au monde où une entreprise privée peut mettre un satellite en orbite. Daka soutient qu'un petit lanceur place chaque satellite sur l'orbite précise dont il a besoin, au moment choisi par le client, que ce soit pour l'observation de la Terre, les communications ou des expériences en orbite. Rendre ainsi l'accès à l'espace moins coûteux est, selon lui, le sens de la devise de l'entreprise : ouvrir l'espace à tous. Chandana estime la part indienne du marché spatial à environ 2 %, avec l'ambition officielle de la rapprocher de 10 %. Il rappelle par ailleurs que le lancement s'est fait depuis Sriharikota, sur la même plateforme que la mission Mangalyaan.
