India Creates Space History! Vikram-1 Makes Private Rocket Breakthrough | Pawan Goenka Exclusive
Vidéo de la chaîne ET Now sur Vikram-I, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 24:37. Langue : anglais. Type de vidéo : Actualité.
Ce qui est annoncé
ET Now interviewe Pawan Goenka, président d'IN-SPACe, quelques jours après que le Vikram-1 de Skyroot Aerospace a décollé de Sriharikota et atteint l'orbite, la première fusée de fabrication privée indienne à y parvenir. Goenka qualifie le vol de parfait : après une attente initiale, il a rempli tous les objectifs de la mission et plus encore dès la première tentative, ce que, selon lui, le secteur privé n'avait jamais réussi auparavant. L'Inde devient ainsi le troisième pays, après les États-Unis et la Chine, à disposer d'une capacité privée de lancement orbital.
Contexte
Goenka attribue le mérite à l'équipe de Skyroot, mais souligne le rôle de l'ISRO et d'IN-SPACe : autorisations, licences, calcul de l'assurance, lancement depuis des installations de l'ISRO avec la participation de ses experts et, surtout, la rigueur des revues, environ 25 en deux ans portant sur la préparation de la mission et du lancement, au même niveau que celles d'une fusée de l'ISRO. Dans la salle de contrôle, à l'exception du premier rang, qui revenait à Skyroot, le personnel venait de l'agence. Sur les deux échecs consécutifs du PSLV, il assure que l'ISRO a clos son analyse et reprendra bientôt les lancements ; selon lui, le secteur privé finira par libérer l'agence de la demande courante afin qu'elle se concentre sur les missions scientifiques et des technologies comme le lanceur réutilisable ou les véhicules lourds. Il mentionne aussi le nouveau site de lancement de Kulasekarapattinam et la politique spatiale indienne de 2023, suivie de règles et procédures d'autorisation.
Ce que cela implique
L'objectif officiel est une économie spatiale de 44 milliards de dollars en 2033, que Goenka juge très ambitieux ; aujourd'hui, l'Inde représente moins de 2 % d'une économie spatiale mondiale d'environ 440 milliards de dollars. La clé, dit-il, est la demande : administrations publiques, forces armées et projets comme la constellation en orbite basse annoncée par un grand groupe indien. Les deux objectifs à surveiller selon lui sont cinq licornes spatiales et 50 lancements par an en 2030, tous deux fixés par le Premier ministre. Pour les lancements, il compte sur trois lanceurs, dont ceux de Skyroot et d'Agnikul, à raison d'un vol mensuel chacun, plus une quinzaine de vols de PSLV et LVM3. Sur plus de 400 start-up spatiales indiennes, seules 10 à 15 travaillent sur des lanceurs ; la plus proche de Skyroot est Agnikul, issue du parc de recherche de l'IIT Madras, qui a effectué un vol suborbital à la mi-2024, a environ un an de retard et développe une fusée réutilisable dès le départ. Au moins cinq entreprises privées indiennes ont déjà des satellites en orbite.
