(1929) The Dornier Do X: The Flying Ocean Liner Germany Built in Secret to Defy Versailles
Vidéo de la chaîne The Flying Archive sur Dornier Do X, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 23:02. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi il s'agit
Documentaire narré en anglais qui reconstitue ce qu'était un voyage à bord du Dornier Do X, présenté comme un « paquebot volant ». Plutôt que sur la technique, il s'attarde sur les cabines, le bruit des moteurs, les repas et ce que voyaient les passagers, avant d'expliquer pourquoi le concept n'a pas prospéré.
Contexte historique
La vidéo situe l'origine du projet en 1926, alors que l'industrie aéronautique allemande était limitée par le traité de Versailles. Claude Dornier, qui construisait des hydravions depuis avant la Première Guerre mondiale après avoir travaillé avec le comte Zeppelin, avait son usine à Altenrhein, sur la rive suisse du lac de Constance, loin de la surveillance de la Commission de contrôle alliée ; le narrateur laisse ouverte la question de savoir s'il s'agissait d'exploiter une zone grise légale ou de défier l'ordre d'après-guerre. Le modèle était les grands paquebots de luxe de la fin des années 1920, comme l'Île de France ou le Bremen.
Son voyage le plus célèbre est parti du lac de Constance en novembre 1930 à destination de New York, en passant par l'Europe, l'Afrique de l'Ouest, l'Atlantique Sud, le Brésil et la côte américaine. Il a subi un incendie dans une nacelle moteur à Lisbonne et d'autres retards aux Canaries, a été accueilli par des foules à Rio de Janeiro et est arrivé à New York en août 1931. À cette époque, la Grande Dépression avait changé l'économie du voyage de luxe, et l'avion avait montré qu'il n'était pas assez fiable pour un service régulier.
Faits marquants
Le Do X avait une envergure de près de 48 mètres, une coque de plus de 40 mètres, trois ponts et douze moteurs en six paires tracteur-propulseur sur une aile en parasol, totalisant plus de 6 000 chevaux. Il pesait plus de 50 tonnes et a transporté jusqu'à 169 personnes. Le pont principal réunissait un salon fumeur, un salon, une salle à manger pour tous les passagers et un bar, avec de larges fenêtres et des sièges non alignés en rangées ; une cuisine avec son propre personnel servait des repas en vol. Il volait bas, souvent à quelques centaines de mètres au-dessus de la mer, et le décollage était difficile : par temps chaud, il perdait en performance, et l'équipage brûlait parfois du carburant pour l'alléger. Trois exemplaires ont été construits, le prototype allemand et deux pour l'Italie, qui ont servi un temps avant d'être retirés. Aucun n'a survécu : l'allemand est passé dans un musée de Berlin et a disparu avec le bâtiment lors d'un bombardement en 1943. La dernière partie est une réflexion du narrateur sur l'aviation de luxe.
