Le saviez-vous…

Que faisaient les Constellation dans l'opération Igloo White au Vietnam ?

Réponse directe

Ils servaient de relais. Les EC-121R Warning Star, version militaire de la famille Constellation, décrivaient des cercles au-dessus du sud du Laos, captaient les signaux des capteurs disséminés au sol et les retransmettaient par radio au centre de Task Force Alpha à Nakhon Phanom (Thaïlande). Ils volaient avec la 553e escadre de reconnaissance depuis Korat.

Que faisaient les Constellation dans l'opération Igloo White au Vietnam ?
Lockheed Constellation Santa CruzMateo fzo (CC BY SA), vía commons

Un réseau de capteurs au-dessus du Laos

Igloo White était une opération secrète de guerre électronique menée par les États-Unis de fin janvier 1968 à février 1973, pendant la guerre du Vietnam. Elle combinait des capteurs électroniques, des ordinateurs et des avions relais pour automatiser le recueil d'informations sur le trafic logistique ennemi dans le sud du Laos, puis guider les avions d'attaque vers leurs objectifs. Au cours de l'opération, environ 20 000 capteurs furent déployés au Laos, parmi lesquels des détecteurs sismiques, acoustiques et de moteurs à essence.

Le travail des EC-121R

Les émetteurs des capteurs envoyaient les données à un EC-121R de la 553e escadre de reconnaissance de l'armée de l'air, basée à Korat (Thaïlande), qui tournait au-dessus de la zone. L'avion retransmettait les informations par une liaison radio de 2200 à 2300 MHz vers Nakhon Phanom, siège de Task Force Alpha, où elles étaient saisies, recoupées et stockées avec des données provenant d'autres sources. La Marine fournissait une autre pièce du système avec l'unité VO-67, qui pilotait des OP-2E Neptune très modifiés. L'EC-121R appartenait à la famille des EC-121 Warning Star, la branche militaire du Lockheed Constellation.

Une relève par des avions plus petits

Les EC-121R et leurs équipages se révélèrent trop vulnérables, et en 1969 et 1970 ils furent partiellement remplacés par des QU-22B, conçus pour voler sans pilote. Les problèmes mécaniques de ces appareils les empêchèrent de jamais accomplir une mission opérationnelle sans personne à bord, et en décembre 1971 des C-130B prirent à leur tour la relève. En dollars de 1972, un capteur ADSID coûtait 619 dollars, un ACOUSID 1452 dollars et un détecteur de moteur 2997 dollars. Par mauvais temps ou de nuit, les frappes pouvaient être guidées par radar grâce au système MSQ-77 Combat Skyspot ou par radionavigation LORAN.

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