Le saviez-vous…
Comment Airbus nomme-t-il ses avions ?
Réponse directe
Aeroméxico n'a pas d'Airbus par choix de flotte, pas par interdiction : elle est passée des DC-9 et MD-80 aux Boeing 737 dans les années 2000, et exploite aujourd'hui des 737-800, des 737 MAX et des 787, plus les Embraer 190 d'Aeroméxico Connect (septembre 2026). Une flotte à constructeur unique réduit les coûts, et l'alliance avec Delta renforce ce choix.

Une histoire liée à Douglas et Boeing
La flotte d'Aeroméxico s'est construite au fil des décennies autour de McDonnell Douglas : d'abord des DC-9, des MD-82/88 et des DC-10, puis des MD-11 et des Boeing 767 et 777. Quand Boeing a absorbé McDonnell Douglas en 1997, la compagnie a hérité d'une relation commerciale et d'équipages formés à la philosophie de cockpit de Seattle. Lors du renouvellement de ses monocouloirs à partir de 2003, le choix naturel fut le 737-700 et le 737-800, qui ont remplacé les MD-80 sans changer de fournisseur. Airbus, qui s'était implanté au Mexique via Mexicana et ses A320 depuis 1991, n'a jamais réussi à percer chez Aeroméxico.
La logique d'un constructeur unique
Opérer avec un seul constructeur simplifie tout : les pilotes de 737-800 passent au MAX avec un court cours de différences, les mécaniciens partagent les qualifications de type, les stocks de pièces détachées diminuent, et les contrats de support se négocient en bloc. Pour une compagnie de moins de 150 avions, scinder la flotte entre Boeing et Airbus signifie doubler les coûts fixes sans gagner de pouvoir de négociation. En 2012, Aeroméxico a signé l'une des plus grandes commandes de son histoire avec Boeing, confirmant 60 737 MAX et 10 787-9, et l'a depuis étendue ; sur le long-courrier, le 787 a pris la place du 767 et du 777. Delta, son partenaire et actionnaire, est aussi un important exploitant de 737, ce qui facilite le partage de la maintenance et de la formation.
Le contraste avec ses rivales
Volaris et Viva Aerobus, les deux compagnies low-cost mexicaines, sont des clientes exclusives d'Airbus avec des centaines d'A320neo et d'A321neo en commande, ce qui fait du marché mexicain un véritable duel entre constructeurs. Aeroméxico aurait pu changer après l'immobilisation des MAX en 2019 et son dépôt de bilan en 2020, mais lors de sa restructuration elle a choisi davantage de 737 MAX et de 787 en location, en partie parce que les livraisons d'Airbus étaient réservées jusqu'à la fin de la décennie. Rien n'exclut d'ajouter un A321XLR ou un A350 à l'avenir, mais il n'existe aujourd'hui aucune commande ferme.
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