Le saviez-vous…
À quelle vitesse décolle un Airbus A320 ?
Réponse directe
Un Airbus A320 décolle généralement entre 240 et 290 km/h (130-155 kt) de vitesse indiquée. Le chiffre exact n'est pas fixe : il est calculé pour chaque décollage selon la masse, la configuration des volets et becs, la longueur et la pente de piste, l'altitude de l'aéroport, la température et le vent.
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Le calcul avant le décollage
Avant de s'aligner sur la piste, l'équipage d'un A320 saisit la masse au décollage et les conditions de l'aérodrome et obtient trois vitesses. V1 marque le point de non-retour : en dessous, le décollage est interrompu, au-dessus, le vol se poursuit même en cas de panne moteur. VR est la vitesse de rotation, le moment où le nez se lève. V2 garantit une montée sûre avec un moteur en panne. En exploitation normale, ces chiffres se situent entre 240 et 290 km/h (130-155 kt) en vitesse indiquée.
Les facteurs qui la font varier
La masse est le principal. Un A320 qui décolle avec soixante-dix passagers sur un vol de quarante minutes effectue sa rotation nettement plus tôt qu'un appareil à masse maximale avec du carburant pour traverser la Méditerranée et arriver avec une marge confortable. La configuration compte aussi : l'appareil dispose de plusieurs réglages de volets et becs au décollage, et le plus sorti permet une rotation plus lente au prix d'une montée initiale moins vive.
L'air fait le reste. La chaleur et l'altitude réduisent la densité, de sorte que l'aile a besoin de plus de vitesse réelle et que les moteurs délivrent moins de poussée ; un départ estival depuis un aéroport en montagne nécessite plus de piste que le même appareil en hiver au bord de la mer. Un vent de face, en revanche, fournit une vitesse relative gratuite et raccourcit la course.
La pratique de la poussée réduite
Sur la plupart des décollages, l'A320 n'utilise pas toute la poussée disponible. Si la piste est longue et la masse modérée, une puissance réduite est appliquée, calculée pour respecter toutes les marges de sécurité avec moins d'usure moteur et moins de bruit. L'appareil accélère un peu plus lentement et parcourt plus de distance avant la rotation, mais les vitesses cibles restent les mêmes, car elles dépendent de l'aérodynamique de l'aile et non du réglage des gaz.
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