Le saviez-vous…
À quelle vitesse vole un A320 ?
Réponse directe
Un Airbus A320 croise à environ Mach 0,78, soit près de 830 km/h (450 kt) de vitesse vraie à 10 700 m (35 000 ft). Airbus fixe une vitesse maximale d'exploitation de Mach 0,82 pour la famille, utilisée surtout pour rattraper un retard. Les vitesses commerciales sont plus faibles, car la montée, la descente et les limitations du contrôle aérien réduisent le temps de croisière.
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Un chiffre fixé par la voilure
La famille A320 est certifiée pour un nombre de Mach maximal d'exploitation de 0,82, et les compagnies prévoient généralement une croisière autour de Mach 0,78, soit environ 830 km/h (450 kt) de vitesse vraie à 10 700 m (35 000 ft). Cet écart est volontaire : la voilure est efficace bien en deçà de sa limite, et les derniers centièmes de Mach coûtent du carburant de façon disproportionnée par rapport aux minutes gagnées. Les équipages recherchent des vitesses plus élevées principalement pour rattraper un retard ou respecter un créneau, et c'est l'indice de coût chargé dans le système de gestion de vol qui détermine où, dans cette plage, l'avion vole réellement.
Vitesse indiquée, vitesse vraie et vitesse sol
Trois vitesses décrivent le même vol. La vitesse indiquée, celle que mesure le système Pitot, diminue avec l'altitude à mesure que l'air se raréfie ; une montée typique s'effectue autour de 300 kt indiqués, ce qui correspond déjà à une vitesse vraie bien supérieure une fois l'avion stabilisé. La vitesse vraie correspond au déplacement dans la masse d'air, environ 450 kt en croisière. La vitesse sol ajoute le vent, et sur une rotation européenne, un vent d'ouest soutenu peut la faire varier de 150 km/h entre le vol aller et le vol retour.
Pourquoi le trajet semble plus lent
Un A320 sur un vol court passe rarement longtemps à son Mach de croisière. Sur un tronçon de 500 km, il monte pendant une vingtaine de minutes, croise brièvement puis entame une descente au ralenti, et sous 10 000 ft le contrôle aérien le limite à 250 kt indiqués. Le roulage aux deux extrémités, l'attente et les limitations de vitesse en approche s'ajoutent encore. Le résultat est une vitesse commerciale moyenne bien inférieure à 830 km/h, ce qui explique aussi pourquoi réduire le Mach de croisière pour économiser du carburant coûte beaucoup moins de temps que les passagers ne l'imaginent.
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