Variante du Lockheed C-130 Hercules
Lockheed C-130 Hercules C-130H
Évolution du C-130E dotée de turbopropulseurs Allison T56-A-15 de 4 591 shp, d'une voilure extérieure redessinée et d'une avionique mise à jour. Il a volé pour la première fois le 19 novembre 1964, a été livré d'abord à la Nouvelle-Zélande et a été déployé par l'USAF en juin 1974. Avec 690 appareils neufs, ce fut un grand succès à l'exportation, utilisé par l'Espagne, l'Argentine, le Japon, l'Australie, la Colombie et des dizaines d'autres forces aériennes.
Fiche du Lockheed C-130 Hercules

- 19 novembre 1964
- Premier vol
- 690
- Exemplaires construits
- 3 797 km
- Distance franchissable
- 92
- Passagers
Histoire
Le C-130H (désignation d'usine Model L-382C/T) fut le développement direct du C-130E et, pendant deux décennies, le Hercules standard construit par Lockheed. C'était pour l'essentiel le même appareil que le C-130E, mais il remplaçait ses turbopropulseurs par les Allison T56-A-15, plus puissants, et ajoutait une voilure extérieure redessinée, une avionique mise à jour et d'autres améliorations mineures. D'après la fiche technique de l'US Air Force, chaque T56-A-15 délivre 4 591 chevaux-vapeur sur arbre d'hélice, contre 4 200 pour le T56-A-7 du C-130E.
Le premier vol eut lieu le 19 novembre 1964, et la version fut livrée en premier lieu à la Nouvelle-Zélande ; Wikipédia en espagnol date en revanche ce premier vol de mars 1965. Le C-130H est devenu la version d'exportation de base et un grand succès commercial : la ventilation de la production par désignation dans Wikipédia en allemand lui attribue 690 appareils neufs, sans compter le C-130H-30 allongé (56, listé à part) ni les dérivés de mission comme les HC-130H et KC-130H. Dans l'US Air Force (USAF), la fiche officielle date son déploiement de juin 1974 et précise que ce mois vit arriver le premier de 308 C-130H dotés du moteur T56-A-15. Wikipédia situe de même en 1974 l'arrivée d'un C-130H amélioré.
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Performances (fiche de l'USAF et caractéristiques du C-130H selon Wikipédia) : longueur 29,79 m, envergure 40,41 m, hauteur 11,66 m et surface alaire 162,1 m² ; masse à vide 34 382 kg et masse maximale au décollage 70 307 kg. La charge utile maximale autorisée est de 19 090 kg et la charge utile normale de 16 590 kg ; la vitesse de croisière est d'environ 589 km/h (Mach 0,52) à environ 6 km d'altitude, et le plafond avec 19 090 kg de charge utile est d'environ 7 km. Wikipédia en espagnol indique que, lors d'une mission tactique réelle, un C-130H peut transporter jusqu'à 19 686 kg sur 2 298 km. L'équipage standard est de cinq personnes (deux pilotes, navigateur, mécanicien navigant et chef de soute), et la soute accepte 92 passagers, 64 parachutistes ou 74 blessés sur civières. L'USAF indique un coût unitaire de 30,1 millions de dollars américains.
La série fut améliorée à plusieurs reprises en cours de production. Les C-130H construits de 1992 à 1996 furent désignés C-130H3 par l'USAF, le « 3 » désignant la troisième variation de conception de la série H : gyroscopes laser en anneau pour le système de guidage inertiel, récepteurs GPS, poste de pilotage partiellement numérique (instruments ADI et HSI), radar couleur APN-241 plus performant, éclairage des instruments compatible avec la vision nocturne, système intégré d'alerte radar et missile, et unités de contrôle des générateurs et de commutation des barres pour fournir une alimentation électrique stable. En 2000, Boeing remporta un contrat de 1,4 milliard de dollars américains pour développer l'Avionics Modernization Program (AMP) : un poste de pilotage numérique avec six écrans de 15 × 20 cm et deux collimateurs tête haute Rockwell Collins, de nouveaux calculateurs de mission et des communications par satellite. Le premier appareil modifié vola le 19 septembre 2006 après une conversion de 20 mois ; en septembre 2009, le programme fut annoncé comme abandonné, mais en juin 2010 le Department of Defense approuva la production initiale. Wikipédia en anglais fixe le total prévu à 198 appareils et celui en allemand à environ 220 C-130H. Depuis les années 2000, Lockheed Martin et l'USAF installent aussi des hélices octopales NP2000.
Aux États-Unis, le C-130H a servi dans l'USAF, l'Air National Guard et l'Air Force Reserve. Le C-130H 74-1686 de la 463rd Tactical Airlift Wing fut l'une des trois cellules modifiées en 1980 en YMC-130H, avec des ensembles de fusées sur le fuselage, pour une tentative de sauvetage des otages en Iran (opération Credible Sport) ; après l'annulation de la mission, les fusées furent retirées, l'appareil passa à la 4950th Test Wing et, en mars 1988, il fut donné au Museum of Aviation de Robins AFB, en Géorgie. En octobre 1984, la 109th Airlift Wing de l'Air National Guard remplaça ses C-130D par huit C-130H neufs, dont quatre LC-130 équipés de skis ; en 2005, le Department of Defense recommanda le transfert de quatre de ses C-130H à la 189th Airlift Wing de Little Rock, en Arkansas.
À l'étranger, l'Espagne décida d'acheter le type en 1972 à mesure que la situation se détériorait au Sahara : le premier C-130H arriva le 18 décembre 1973, trois autres commandés l'année suivante furent livrés en 1976, deux de plus arrivèrent fin 1979 et en 1980 un autre C-130H et trois KC-130H les rejoignirent ; jusqu'à la fin de 2020, l'Ala 31 exploita six C-130H et un C-130H-30 au sein de l'escadron 311. L'Argentine reçut les C-130H TC-64 à TC-68 entre 1971 et 1975 ; le TC-68 fut adapté à Córdoba pour le bombardement et la patrouille maritime, et le TC-67, endommagé le 23 novembre 1981 à l'atterrissage à la base Marambio, fut le seul Hercules argentin hors de combat pendant la guerre des Malouines. La Colombie reçut deux C-130H en 1983 pour remplacer deux C-130B perdus, en acheta un autre à l'Italie et en 2018 en acquit trois d'occasion aux États-Unis. Le Japon commanda le C-130H, alors le modèle le plus récent, en 1981 et en reçut 16 entre 1984 et 1998 pour remplacer ses C-1 et YS-11P. L'Australie en acheta 12 en 1978 pour remplacer ses 12 C-130A. La Libye en commanda 16 mais n'en reçut que huit, les autres étant frappés d'embargo. La Suède le désigna TP 84 et la Thaïlande B.L.8 ; le Maroc en équipa deux d'un radar aéroporté à antenne latérale, l'Arabie saoudite en transforma un en avion-hôpital, et l'Indonésie et la Malaisie disposent de versions de patrouille maritime. Le Brésil désigne C-130M ses C-130H modifiés localement, et la cellule du C-130H a également donné naissance au gunship AC-130W Stinger II et à l'avion d'opérations spéciales MC-130W.
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Plusieurs exemplaires retirés sont préservés dans des musées : le NZ7001 néo-zélandais a effectué son dernier vol vers Wigram le 19 février 2025 après 60 ans de service ; le 953 norvégien fut retiré le 10 juin 2007 et se trouve à Gardermoen ; l'A97-011 australien, livré en octobre 1978 et retiré en décembre 2012, est exposé à Point Cook ; le CH13 belge (en service de 2009 à mai 2021) à Beauvechain ; le FAB-2453 brésilien au Museu Aeroespacial de Rio de Janeiro depuis 2014 ; et le 460 saoudien, exploité par le 4 Squadron de décembre 1974 à janvier 1987, au Royal Saudi Air Force Museum.
Multimédia
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