Le saviez-vous…

Pourquoi pas de gravité dans l'espace ?

Réponse directe

Il y a de la gravité dans l'espace : à 400 km d'altitude, là où vole la Station spatiale internationale, l'attraction terrestre est à peine plus faible qu'au sol. Les astronautes flottent parce que la station et eux tombent ensemble autour de la Terre, à environ 28 000 km/h, sans jamais atteindre le sol.

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La gravité ne s'arrête nulle part

La gravitation est universelle : toute masse attire toute autre masse. Son intensité diminue avec la distance, mais elle ne s'annule jamais. C'est bien l'attraction terrestre qui retient la Lune, et celle du Soleil qui maintient les planètes les plus lointaines sur leur orbite. Un vaisseau placé à quelques centaines de kilomètres d'altitude est donc très loin d'y échapper.

À 400 km, l'altitude de la Station spatiale internationale, la pesanteur reste à peine inférieure à celle qui règne dans une cuisine. Si l'on pouvait immobiliser la station à cette hauteur, tout ce qu'elle contient tomberait aussitôt vers le sol, comme une cuillère lâchée sur le carrelage.

Une chute qui n'en finit pas

Ce qui change tout, c'est la vitesse horizontale. La station file à environ 28 000 km/h et fait un tour complet de la planète en 90 minutes environ. Sa trajectoire s'incurve vers le bas sous l'effet de la gravité exactement au rythme où la surface terrestre s'incurve sous elle : elle tombe en permanence et manque la Terre en permanence. C'est la définition même d'une orbite.

Les occupants tombent avec elle, au même rythme que les cloisons, l'eau et les ordinateurs. Rien ne pousse plus sous leurs pieds, la sensation de poids disparaît, alors que la force, elle, est toujours présente. Le mot juste est impesanteur, non absence de gravité.

Micro, et non zéro

Les ingénieurs parlent de microgravité, et le préfixe est justifié. Des forces résiduelles subsistent : le frottement des dernières couches de l'atmosphère, la légère différence d'attraction entre les extrémités de la structure, chaque allumage de propulseur, chaque appui d'un équipier sur une cloison. Elles suffisent à perturber des expériences délicates, sans empêcher l'eau de former des sphères ni le sang de remonter vers le thorax et le visage, signature immédiate d'une chute libre prolongée.

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