Yak-40 | A village trijet
Vidéo de la chaîne Skyships Eng sur Yakovlev Yak-40, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 22:27. Langue : anglais. Type de vidéo : Documentaire.
De quoi ça parle
Documentaire sur le Yakovlev Yak-40, le trijet soviétique de transport régional développé par le bureau d'études Yakovlev dans les années soixante. Il revient sur son origine, sa conception, sa carrière commerciale en URSS et à l'étranger, et les tentatives de le moderniser. Il utilise des images d'un exemplaire dont la cabine passagers a été démontée.
Contexte historique
Dans les années soixante, le transport local soviétique reposait sur des avions à moteurs à pistons comme le Li-2, l'Il-12 et l'Il-14. Ils transportaient une trentaine de passagers et opéraient depuis des pistes non revêtues de 700 à 800 mètres. D'autres bureaux d'études ont présenté des propositions, comme l'Il-70 à quatre moteurs, mais le contrat est allé à Yakovlev. Le travail a officiellement commencé en avril 1965 et le prototype a volé en 1966. La production en série a démarré en 1967 à l'usine de Saratov. Les premiers services réguliers sont partis de l'aérodrome de Bykovo, dont l'écusson représente l'avion. Ce fut le premier avion soviétique certifié dans des pays occidentaux, et au début des années soixante-dix il a été livré à l'Italie et à l'Allemagne, mais la crise pétrolière de 1973 a freiné son exportation. Entre 1966 et 1981, 1 011 exemplaires ont été construits, et à Saratov il a été remplacé par le Yak-42. Dans les années quatre-vingt-dix, le carburant bon marché lui a donné une seconde vie. Plus tard, l'institut SibNIA a étudié une modernisation avec deux moteurs Garrett TFE731 et une aile en matériau composite.
Chiffres clés
Il mesure 20,36 m de longueur et 25 m d'envergure, et possède un empennage en T. Il est propulsé par trois turbosoufflantes AI-25 du bureau Progress, jusqu'à 14,7 kN : deux de part et d'autre du fuselage et une centrale alimentée par un conduit en S. L'aile, presque droite et épaisse, sans becs ni spoilers, favorise le vol lent au détriment de la vitesse, limitée à 510-550 km/h. L'inverseur de poussée est intégré à la queue, peut être utilisé avant l'atterrissage et permet d'opérer depuis des pistes d'environ 800 m. Il consommait plus de 1 200 kg/h, ce qui lui a valu le surnom de « tueur de kérosène ». La cabine est passée de 24 places à 27, puis à 32, et la masse maximale au décollage des premières séries avoisinait les 13,7 t. Selon la vidéo, 107 appareils ont été perdus et 864 personnes sont mortes au cours de sa carrière.
