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Pourquoi les avions embarquent-ils de l'avant vers l'arrière ?

Réponse directe

La plupart des compagnies n'embarquent pas de l'avant vers l'arrière : la cabine premium embarque d'abord, l'économique suit par zones, souvent fenêtre-milieu-couloir, plus rapide que l'avant-arrière.

Pourquoi les avions embarquent-ils de l'avant vers l'arrière ?
Air Mens Memorial St Edward's LeekMemorialman (CC BY SA), vía commons

Vérifier la prémisse

Les compagnies aériennes n'embarquent généralement pas de l'avant vers l'arrière, et quand l'embarquement semble se faire dans ce sens, c'est parce que l'avant de la cabine est l'endroit où s'assoient les passagers de première et de business. Ces passagers embarquent en premier, avec les grands voyageurs de catégorie élite, pour des raisons commerciales plutôt qu'opérationnelles. La classe économique embarque ensuite par groupes numérotés, et dans la plupart des grandes compagnies, ces groupes sont ordonnés de l'arrière vers l'avant ou selon la position du siège. La séquence d'embarquement est un compromis entre trois éléments qui tirent dans des directions différentes : le temps de rotation, que la compagnie veut court ; la valeur perçue de la priorité, qui se vend ; et la simplicité de l'annonce à la porte d'embarquement.

Ce que dit la recherche

L'embarquement a été étudié par simulation informatique, modèles mathématiques et essais à taille réelle avec des volontaires dans des cabines simulées. Les résultats sont cohérents. Embarquer strictement de l'avant vers l'arrière est la pire méthode de toutes, car chaque passager doit attendre derrière celui qui le précède pendant qu'il range ses bagages. De l'arrière vers l'avant n'est que légèrement mieux, car la congestion se déplace simplement vers l'arrière. L'embarquement aléatoire, qui semble chaotique, est plus rapide que les deux. Le schéma pratique le plus rapide est fenêtre-milieu-couloir, que l'industrie appelle WILMA : d'abord tous les sièges fenêtre, puis ceux du milieu, puis ceux du couloir, de sorte que personne n'ait à se lever pour laisser passer un voisin. L'optimum théorique, proposé par l'astrophysicien Jason Steffen en 2008, entrelace rangées et côtés pour que les passagers rangent leurs bagages en parallèle, mais exige que les gens se placent dans un ordre précis que peu de portes peuvent faire respecter.

Pourquoi les compagnies aériennes continuent de faire ce qu'elles font

L'embarquement prioritaire est un produit. Les voyageurs d'affaires et les détenteurs de cartes paient pour le droit d'embarquer plus tôt et de s'assurer de la place dans les coffres à bagages, et une compagnie qui y renoncerait au profit de la pure efficacité perdrait des revenus largement supérieurs aux minutes économisées. Les familles, les passagers nécessitant une assistance et ceux ayant des correspondances serrées brisent aussi tout schéma pur. Les compagnies low-cost à classe unique se rapprochent déjà de l'embarquement aléatoire, ce qui explique en partie pourquoi leurs rotations sont courtes. United Airlines a réintroduit WILMA pour l'économique en octobre 2023, affirmant une économie d'environ deux minutes par vol, un exemple de la façon dont l'industrie se rapproche peu à peu des preuves sans renoncer à la séquence premium à l'avant.

L'autre moitié du problème

Le véritable goulot d'étranglement n'est pas de marcher jusqu'au siège, mais de ranger les bagages à main. Les frais pour bagages cabine, des coffres plus grands et l'enregistrement à la porte font plus pour le temps d'embarquement que n'importe quelle réorganisation des groupes, raison pour laquelle les changements les plus visibles de ces dernières années ont porté sur les coffres, pas sur les appels d'embarquement.

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