Le saviez-vous…

À quelle altitude vole un vol commercial ?

Réponse directe

Un avion commercial de passagers croise normalement entre 9 000 et 12 500 mètres d'altitude (30 000-41 000 ft). Les avions de ligne actuels sont certifiés jusqu'à des altitudes maximales d'environ 12 500 m (41 000 ft), et le niveau exact choisi dépend du poids, de la distance et du trafic.

À quelle altitude vole un vol commercial ?
Onde de choc au-dessus de l'aile d'un avion de ligne (1)Olivier Cleynen (CC BY SA), vía commons

La tranche de croisière

L'aviation commerciale évolue dans la haute troposphère et le début de la stratosphère : entre 9 000 et 12 500 mètres (30 000-41 000 ft). À cette altitude, l'air a moins de la moitié de la densité qu'il a au niveau de la mer, ce qui réduit la traînée aérodynamique et permet aux moteurs de consommer nettement moins de carburant pour une même vitesse. Au-delà de cette tranche, l'aile ne disposerait plus de suffisamment d'air pour soutenir le poids de l'appareil sans s'approcher dangereusement du décrochage.

Le plafond n'est pas arbitraire : chaque modèle a une altitude maximale d'exploitation certifiée. Sur les avions de ligne modernes, elle se situe généralement autour de 12 500 m (41 000 ft), une limite imposée à la fois par la structure pressurisée et par l'obligation de pouvoir descendre à une altitude respirable en cas de dépressurisation.

Pourquoi l'altitude n'est pas toujours la même

Un avion qui vient de décoller est chargé de carburant et trop lourd pour monter jusqu'à son plafond : il grimpe d'abord à un niveau intermédiaire et, à mesure qu'il brûle du kérosène et s'allège, demande des niveaux plus élevés. C'est ce qu'on appelle la montée par paliers, courante sur les longues routes.

La distance compte aussi. Sur un vol de trente minutes, il n'est pas rentable de monter jusqu'à 11 000 mètres, car le carburant brûlé pendant la montée n'est pas compensé par les économies réalisées en croisière ; c'est pourquoi les vols régionaux courts restent souvent sous 7 500 m (25 000 ft).

Partager l'espace aérien

Au-dessus d'une certaine altitude, des niveaux de vol sont attribués avec une séparation verticale de 300 mètres (1 000 ft) entre appareils, grâce à des systèmes d'altimétrie de précision. Le contrôle aérien attribue ces niveaux en fonction de la route et de la congestion, si bien que l'altitude finale d'un vol résulte toujours d'une négociation entre ce que demande l'équipage et ce qui est disponible.

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