Le saviez-vous…

Comment les astronautes mangent dans l'espace ?

Réponse directe

Les repas à bord sont surtout des plats déshydratés, réhydratés avec l'eau d'un distributeur, et des plats thermostabilisés prêts à manger, réchauffés au four de l'office, complétés par des aliments sous leur forme naturelle et quelques produits frais. Du velcro maintient chaque emballage sur le plateau pour qu'il ne dérive pas, et l'on mange à la fourchette ou à la cuillère.

Comment les astronautes mangent dans l'espace ?
Christa McAuliffe mangeant des plats de nourriture spatiale

Trois grandes familles d'aliments

L'alimentation orbitale repose sur des conditionnements pensés pour la conservation sans réfrigération et pour l'absence de gravité. La première catégorie regroupe les aliments et boissons réhydratables — soupes, œufs brouillés, céréales du petit-déjeuner — auxquels l'équipage ajoute de l'eau chaude ou froide grâce au distributeur de l'office. La deuxième rassemble les plats thermostabilisés, traités par la chaleur et prêts à manger, que l'on passe au four de l'office pour les servir chauds. La troisième couvre les aliments sous leur forme naturelle, prêts à consommer dans des emballages transparents.

S'y ajoute, avec chaque vaisseau de ravitaillement, une quantité limitée de fruits et légumes frais : faute de réfrigération, ils doivent être consommés dans les premiers jours. Les équipages les accueillent avec plaisir.

Manger sans gravité

La mécanique du repas change du tout au tout. Rien ne repose sur une table : une bande velcro sous chaque sachet le maintient sur le plateau repas, et des filets de retenue empêchent les emballages de s'envoler. Les boissons en poudre sont conditionnées dans des poches souples où l'on ajoute l'eau, puis bues avec une paille. On mange à la fourchette ou à la cuillère, dans des emballages à usage unique qui évitent tout lave-vaisselle.

Le sel et le poivre existent sous forme liquide, dans des flacons compte-gouttes : le sel est dissous dans l'eau, le poivre en suspension dans l'huile. Le pain, qui ne restait pas frais et laissait des miettes flotter dans la cabine, est souvent remplacé par des tortillas, qui n'en produisent pas et servent à préparer des sandwichs.

Les menus ne sont pas imposés : les membres d'équipage choisissent les leurs et, avant le vol, goûtent et notent les plats proposés ; les diététiciens s'appuient sur ces notes pour composer les menus de chaque expédition. Côté nutrition, il s'agit d'apporter assez de calories, de vitamines et de minéraux pour préserver la santé. Le sodium et la vitamine D influent sur la densité osseuse : l'apport en sodium est donc limité, et comme l'organisme fabrique d'ordinaire la vitamine D grâce au soleil sur la peau, des compléments sont prévus.

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