Le saviez-vous…
À quelle altitude volent les avions de ligne ?
Réponse directe
Les avions de ligne à réaction croisent entre 9 000 et 12 500 m (30 000-41 000 ft), presque toujours entre 10 000 et 11 500 m. L'air y est plus raréfié, ce qui réduit la traînée et la consommation, et l'appareil vole au-dessus de la plupart des nuages et turbulences. Les turbopropulseurs régionaux restent plus bas, vers 6 000-7 500 m.
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La bande habituelle
Un avion de ligne commercial croise normalement entre les niveaux de vol 300 et 410, soit entre 9 100 et 12 500 m (30 000-41 000 ft). Les vols courts, de moins d'une heure, atteignent à peine 8 000-9 000 m car grimper plus haut n'est pas rentable ; les vols long-courriers démarrent leur croisière vers 10 000 m, l'appareil étant lourd de carburant, puis montent par paliers jusqu'à 12 000 m à mesure qu'ils s'allègent. Le plafond certifié fixe la limite : environ 12 000-12 500 m (39 000-41 000 ft) sur l'Airbus A320 ou le Boeing 737, et 13 100 m (43 000 ft) sur l'A350 et le 787. Les jets d'affaires atteignent 15 500 m (51 000 ft).
Pourquoi si haut
À 11 000 m, la densité de l'air est inférieure au tiers de celle du niveau de la mer. Avec moins de traînée, l'appareil a besoin de moins de poussée pour maintenir sa vitesse, et les turboréacteurs, en outre, sont plus performants dans l'air froid. Le résultat est une consommation de carburant par kilomètre bien inférieure à celle obtenue à 3 000 m. Voler haut place aussi l'appareil au-dessus de la plupart des phénomènes météorologiques : les nuages d'orage peuvent dépasser cette altitude, mais on les contourne, et les turbulences convectives des couches basses restent en dessous. Grimper encore plus haut n'est pas intéressant, car l'air raréfié réduit la portance et restreint la marge entre vitesse de décrochage et vitesse maximale.
Qui décide de l'altitude
Le niveau est négocié avec le contrôle aérien : par convention, les vols vers l'est utilisent des niveaux de vol impairs et les vols vers l'ouest des niveaux pairs, séparés verticalement de 300 m (1 000 ft). Le pilote demande le niveau optimal calculé par l'ordinateur de bord à partir du poids, du vent et de la température, et le contrôleur l'accorde si l'espace aérien est libre. C'est pourquoi deux appareils du même type sur la même route peuvent se croiser à des altitudes différentes.
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