Von der Rakete R7 der "Semjorka" zu Sputnik und Sojus

Kurt Schmidt · 12 juin 2017 · 33:28 · allemand · Documentaire

Vidéo de la chaîne Kurt Schmidt sur R-7 Semyorka, référencée sur sa fiche Above Ten Thousand. Durée : 33:28. Langue : allemand. Type de vidéo : Documentaire.

De quoi il s'agit

Documentaire en allemand sur la préparation et l'essai en vol du missile intercontinental soviétique R-7 sur un polygone d'essai de la steppe, construit dans les années cinquante pour tester des fusées à longue portée. Le récit suit le processus complet : arrivée de la fusée par rail en éléments séparés, contrôle de chaque composant et de l'ensemble dans le bâtiment de montage et d'essais, essais d'allumage des moteurs sur banc d'essai, transfert vers la rampe de lancement, chargement des ergols et lancement. La partie finale relie le missile à sa descendance spatiale : Sputnik, Soyouz et Progress.

Contexte historique

Selon le récit, c'est à l'été 1957 que des missiles intercontinentaux ont été testés pour la première fois. La vidéo présente le R-7 comme un modèle né comme arme nucléaire et devenu la base des lanceurs soviétiques : le 4 octobre 1957, il a mis en orbite Spoutnik 1, le premier satellite artificiel, et son concept se perpétue dans les lanceurs Soyouz, qui depuis des décennies transportent équipages et ravitaillement vers la Station spatiale internationale.

Faits marquants

Le premier étage est formé de quatre propulseurs d'appoint, qui se séparent en vol sur ordre de l'intégrateur gyroscopique ; le bloc central fait office de deuxième étage. Ce bloc porte à l'avant le réservoir d'oxydant, à l'arrière celui de combustible et, entre les deux, le compartiment d'instruments du système de guidage. Le guidage combine un système gyroscopique autonome avec des corrections radio depuis deux stations au sol, situées à plusieurs centaines de kilomètres de chaque côté de la rampe de lancement. La fusée est chargée en kérosène et en oxygène liquide en environ une heure ; le premier étage consomme plus d'une tonne d'ergols par seconde et le second environ 300 kilogrammes. Le bouclier thermique de l'ogive supporte plus de 1 000 °C lors de la rentrée. Après un décollage vertical, la fusée incline sa trajectoire de 90 à environ 45 degrés et, selon le récit, dépasse les 25 000 km/h et les 1 000 km d'altitude. Des théodolites-caméras, dont un équipé d'un objectif de 600 mm, suivent le vol et photographient la séparation des propulseurs d'appoint.