Variante du Mitsubishi A6M Zero
Mitsubishi A6M Zero A6M5 Tipo 0 Modelo 52
Le Zero le plus nombreux et, pour beaucoup, le plus efficace : aile fixe de 11 m aux extrémités arrondies, tuyères d'échappement individuelles à effet propulsif et 565 km/h à 6 000 m. Premier vol en août 1943, construit par Mitsubishi et Nakajima ; la série dépassa 6 000 appareils.

- 1 août 1943
- Premier vol
- 1 921 km
- Distance franchissable
Histoire
Un Zero pour 1943
En 1943, l'avantage du Zero s'estompait. Les P-38 Lightning, F6F Hellcat et F4U Corsair surclassaient l'A6M en vitesse, en protection et en puissance de feu, et le successeur prévu, l'A7M Reppu, était loin d'être prêt. La Marine japonaise demanda une version améliorée comme solution provisoire. Mitsubishi la produisit en juin 1943 en modifiant un A6M3 ; la désignation provisoire fut « Modèle 22 Kai » (22 modifié). L'aile fut de nouveau raccourcie aux 11,0 m du Modèle 32, mais cette fois avec des extrémités arrondies et sans mécanisme de repliage, et les ailerons, le compensateur et les volets furent revus. Le prototype vola en août 1943, et le même mois un ordre du ministère de la Marine l'adopta comme Zero Modèle 52. Les sources divergent sur le détail : le tableau technique du Wikipédia japonais date l'achèvement du prototype d'avril 1943, tandis que les sources anglophones parlent d'une conversion en juin et d'un premier vol en août.
Les échappements propulsifs
La caractéristique externe la plus reconnaissable du Modèle 52 est son système d'échappement : au lieu d'un collecteur commun, chaque cylindre évacue par sa propre tuyère orientée vers l'arrière, répartie autour du fuselage avant, de sorte que le jet d'échappement ajoute une poussée. Les nouvelles tuyères nécessitèrent des volets de capot échancrés et des écrans thermiques derrière chaque conduit. L'effet fut substantiel : avec le même Sakae 21 que le Modèle 32 et près de 200 kg de plus en poids chargé, le 52 gagna environ 20 km/h et grimpait mieux. Les tout premiers appareils, cependant, sortirent encore d'usine avec le collecteur et les volets de capot du Modèle 22 : les recherches de Bunzo Komine, publiées par Kenji Miyazaki, situent cette configuration sur les numéros de série 3904 à 4103, en partie corroborées par deux épaves numérotées 4007 et 4043. Selon le manuel de pilotage, le n° 3904 fut le premier Modèle 52, probablement le prototype lui-même. Le système présentait aussi un inconvénient : les tuyères inférieures, de la même longueur que celles du dessus jusqu'à l'appareil n° 4550, brûlaient les trappes du train d'atterrissage et chauffaient les pneus, si bien qu'à partir du n° 4551 Mitsubishi installa des tuyères inférieures plus courtes et ajouta des plaques de protection.
Améliorations en cours de production
Le Modèle 52 évolua au fil de la production. À partir du numéro 4274, les réservoirs d'aile reçurent des extincteurs automatiques au dioxyde de carbone, première mesure de protection sérieuse sur un chasseur qui avait fait de la légèreté sa marque de fabrique ; l'étude des enseignements de l'opération I-Gō d'avril 1943 avait déjà admis que la plupart des pertes étaient dues au feu et que le prévenir multiplierait la capacité de combat. À partir du n° 4354, la radio devint le poste Type 3 Kū-1, avec un mât d'antenne légèrement plus court. Le revêtement de l'aile fut épaissi par rapport aux modèles précédents, relevant la limite de piqué. La production débuta chez Mitsubishi en août 1943, et Nakajima s'y mit également, dans son usine de Koizumi, dans la préfecture de Gunma, à partir de décembre 1943 ; la plupart des Modèle 52 provinrent en réalité de Nakajima.
Performances et données
Avec 1 130 ch au décollage, le Modèle 52 atteignait 565 km/h à 6 000 m et montait à cette altitude en 7 minutes 1 seconde ; le plafond opérationnel était de 11 740 m et la limite de piqué de 666,7 km/h. Il mesurait 9,121 m de long et 3,57 m de haut, avec une surface alaire de 21,30 m² ; le poids à vide était de 1 876 kg et le poids normal en charge de 2 607 kg selon la compilation de Nozawa (3 007 kg en surcharge), ou 2 733 kg selon le tableau des variantes. Avec 60 L dans le fuselage et 430 L dans les ailes, le rayon d'action normal était de 1 921 km, et avec un réservoir ventral de 320 L et les ailes à 520 L, il atteignait 3 360 km. L'armement se composait de deux canons de 20 mm Type 99 Modèle 2 avec 100 coups par arme et de deux mitrailleuses de 7,7 mm Type 97 avec 700 coups chacune, plus deux bombes de 30 kg ou 60 kg.
Famille et emploi
Du 52 dérivèrent le 52 Kō (canons alimentés par bande), le 52 Otsu (mitrailleuse de 13,2 mm et pare-brise blindé) et le 52 Hei (trois armes de 13,2 mm, plus de blindage et rails de roquettes), ainsi que des conversions en chasseur de nuit avec canon oblique, en chasseur-bombardier avec une bombe de 250 kg à la place du réservoir ventral, et en avion-école biplace A6M5-K. En comptant ces sous-variantes, la série 52 fut la plus nombreuse de tous les Zero, avec environ 6 000 appareils. À la bataille de la mer des Philippines en juin 1944, elle équipait les unités de première ligne ; pourtant, des vétérans comme Iyozō Fujita se souvenaient que les novices pilotaient mieux le Modèle 21, plus maniable, et que dans les combats d'interception, ce sont souvent les vétérans aux commandes du 52 qui étaient abattus. Après Leyte, le 52 devint l'appareil kamikaze archétypal. La cellule 61-120 est aujourd'hui le seul Zero volant avec un moteur Sakae d'origine, et l'A6M5 capturé à Saipan et conservé au National Air and Space Museum de Washington est l'une des références muséales de la variante.
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Multimédia
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