Le saviez-vous…

Où atterrit une fusée ?

Réponse directe

La plupart des fusées n'atterrissent pas du tout : leurs étages retombent dans l'océan ou en zones inhabitées. Seuls les boosters réutilisables reviennent, comme le Falcon 9 de SpaceX, qui se pose sur des aires en béton près du pas de tir ou sur des barges autonomes en mer, et le Super Heavy de Starship, rattrapé en plein vol par les bras de sa tour.

Où atterrit une fusée ?
Lancement du Falcon 9 SES-10, premier revol de classe orbitaleFoto: SpaceX (CC0)

Le cas habituel : elles n'atterrissent pas

Une fusée classique est à usage unique. Le premier étage se sépare quelques minutes après le décollage et retombe, en morceaux ou entier, dans une zone d'exclusion fermée au préalable : l'Atlantique pour les lancements depuis la Floride, le Pacifique pour Vandenberg, les steppes du Kazakhstan pour les fusées Soyouz lancées depuis Baïkonour, ou la Chine continentale pour les lanceurs Longue Marche. Les étages supérieurs rentrent généralement dans l'atmosphère et se désintègrent, ou restent en orbite comme débris spatiaux.

Celles qui reviennent

SpaceX a changé cette logique en décembre 2015 avec le premier atterrissage vertical d'un premier étage de Falcon 9. Aujourd'hui, ses boosters ont deux destinations possibles : des zones d'atterrissage au sol (LZ-1 et LZ-2 à Cape Canaveral, LZ-4 à Vandenberg), des aires en béton situées à quelques kilomètres seulement du pas de tir, ou des barges autonomes stationnées à des centaines de kilomètres en mer, utilisées lorsque la mission exige plus de vitesse et qu'il ne reste plus assez d'ergols pour revenir à terre.

Le New Shepard suborbital de Blue Origin atterrit dans le désert texan, juste à côté de son site de lancement. Et le booster Super Heavy de Starship ne touche pas le sol du tout : il revient vers la tour de lancement, dont les bras le rattrapent en plein vol, ce que SpaceX a réussi pour la première fois en octobre 2024.

Comment elles se posent

L'atterrissage est une rentrée contrôlée : le booster s'oriente avec des propulseurs à gaz froid et des ailerons en grille, rallume certains moteurs pour ralentir, et déploie ses pieds quelques secondes avant le contact. L'ordinateur de vol gère tout cela ; aucun pilote n'est impliqué. Les étages qui retombent sans contrôle, en revanche, nécessitent de fermer des corridors et d'alerter le trafic maritime et aérien.

Plus de questions