Le saviez-vous…

Combien de bombes classiques la soute du Vulcan pouvait-elle contenir ?

Réponse directe

Jusqu'à 21 bombes classiques de 1 000 lb (454 kg). C'était la charge alternative à une bombe nucléaire à chute libre, et sur le B.2 également à un missile Blue Steel. Le Vulcan a combattu avec des bombes classiques lors de l'opération Black Buck, pendant la guerre des Malouines de 1982.

Combien de bombes classiques la soute du Vulcan pouvait-elle contenir ?
Soute à bombes de l'Avro VulcanNick-D (CC BY SA), vía commons

Une soute pensée pour la bombe atomique

Le Vulcan fut conçu pour la dissuasion nucléaire. La spécification dont il est issu demandait d'emporter une bombe de 10 000 lb (4 500 kg) et, à titre alternatif, une charge de bombes classiques de 20 000 lb (9 100 kg). Le résultat fut une soute centrale unique, flanquée des paires de moteurs, capable de loger des armes grandes et lourdes.

Vingt-et-une bombes classiques

Comme alternative à l'arme nucléaire, la soute du Vulcan pouvait emporter 21 bombes classiques de 1 000 lb (454 kg). Les tableaux des versions mentionnent cette même charge pour le B.1 comme pour le B.2. Parmi les armes nucléaires que le Vulcan a pu emporter figurent les bombes britanniques Blue Danube, Violet Club et Yellow Sun, ainsi que l'américaine Mark 5, fournie dans le cadre du projet E. Le B.2 pouvait également emporter le missile Blue Steel, à lancement à distance.

La charge classique au combat

Bien qu'il fût conçu pour une guerre nucléaire qui n'eut jamais lieu, le Vulcan n'entra au combat qu'avec des bombes classiques. En 1982, pendant la guerre des Malouines entre le Royaume-Uni et l'Argentine, le Vulcan effectua des missions de bombardement classique lors de l'opération Black Buck, la seule fois où le type entra au combat.000 lb, lors d'une des missions de bombardement les plus longues de son époque, appuyée par de nombreux ravitaillements en vol. Sur certaines sorties, les bombes furent remplacées par des missiles antiradar américains AGM-45 Shrike, utilisés contre une station radar argentine à Port Stanley.

L'avion est issu de la spécification B.35/46 du ministère britannique de l'Approvisionnement.

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