Le saviez-vous…

À quelle hauteur volent les drones ?

Réponse directe

Les drones civils peuvent voler à un maximum de 120 m (400 ft) au-dessus du sol, une limite fixée par l'AESA en Europe et par la FAA aux États-Unis. Les drones militaires volent bien plus haut : le MQ-9 Reaper a un plafond de 15 240 m (50 000 ft) et le RQ-4 Global Hawk de 18 288 m (60 000 ft) ; les pseudo-satellites solaires dépassent 20 000 m.

À quelle hauteur volent les drones ?
MQ-9 Reaper Satcom

Deux mondes séparés par 120 mètres

L'altitude d'un drone dépend du type d'appareil et de qui le pilote. Les drones civils utilisés par les particuliers et les entreprises sont légalement limités à 120 m (400 ft) au-dessus du sol dans l'Union européenne, selon la réglementation de l'AESA, et à ces mêmes 400 ft aux États-Unis selon les règles de la FAA. La raison est de les tenir séparés de l'aviation habitée, qui, sauf au décollage et à l'atterrissage, vole rarement sous les 150 m (500 ft). Dépasser ce plafond nécessite une autorisation spécifique de l'autorité de l'aviation.

Les drones militaires

Les drones militaires volent à des altitudes comparables à celles des aéronefs habités. Le MQ-9 Reaper, le plus utilisé parmi les forces aériennes occidentales, a un plafond opérationnel de 15 240 m (50 000 ft) selon l'USAF, bien qu'en mission il patrouille généralement entre 6 000 et 9 000 m, suffisamment haut pour ne pas être entendu depuis le sol et rester hors de portée des armes légères. Le drone de surveillance stratégique RQ-4 Global Hawk monte à 18 288 m (60 000 ft) et y reste plus de 30 heures. À l'autre extrême, les petits quadricoptères et les drones d'attaque à usage unique utilisés en Ukraine opèrent à des altitudes de seulement quelques dizaines de mètres, parfois en rasant les arbres, pour échapper à la détection radar.

Les drones de haute altitude

Il existe une troisième catégorie, les pseudo-satellites de haute altitude (HAPS), comme le Zephyr développé par Airbus : des appareils très légers à énergie solaire qui montent au-dessus de 20 000 m, là où il n'y a ni nuages ni trafic, et qui restent en vol pendant des semaines comme plateformes de communication ou d'observation. Leur limite n'est plus la loi ou le moteur, mais la fragilité structurelle face aux turbulences troposphériques lors de la montée et de la descente.

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